Franchises médicales 2026 : 100 € que la mutuelle ne paie pas
En 2026, un adulte peut payer jusqu'à 100 € par an de sa poche — 50 € de franchises médicales et 50 € de participations forfaitaires — sans qu'aucune mutuelle responsable n'ait le droit de lui en rembourser un centime. Ces deux prélèvements sont des sommes retenues directement sur vos remboursements de Sécurité sociale : 2 € par consultation de médecin, par examen de radiologie ou par analyse de biologie (c'est la participation forfaitaire), 1 € par boîte de médicament remboursable, 1 € par acte d'infirmier ou de kinésithérapeute et 4 € par transport sanitaire (c'est la franchise médicale). L'Assurance maladie plafonne chacun de ces deux compteurs à 50 € par personne et par année civile, sur ses pages « La franchise médicale » mise à jour le 19 décembre 2025 et « La participation forfaitaire de 2 € » mise à jour le 19 janvier 2026 (ameli.fr). Ce plafond a bien failli doubler cet été : la ministre de la Santé Stéphanie Rist avait annoncé le 23 juillet 2026 sur RMC un décret le portant à 200 € au total, avant de faire machine arrière le 20 août 2026 dans Le Figaro, jugeant que la hausse avait « pu apparaître brutale » (dépêche AFP du 20 août 2026). Voici ce que vous payez réellement en 2026, pourquoi votre complémentaire n'y peut rien, et ce qui reste sur la table pour la suite.

- Deux compteurs distincts, plafonnés à 50 € chacun : la participation forfaitaire (2 € par consultation de médecin, par radio ou par analyse de biologie) et la franchise médicale (1 € par boîte de médicament, 1 € par acte paramédical, 4 € par transport sanitaire). Soit 100 € maximum par personne et par année civile, selon l'Assurance maladie (ameli.fr, pages mises à jour les 19 décembre 2025 et 19 janvier 2026).
- Aucune mutuelle responsable n'a le droit de vous les rembourser. L'Assurance maladie l'écrit noir sur blanc : « ces sommes ne sont pas remboursables par les mutuelles ». C'est l'article R. 871-2 du code de la Sécurité sociale (Légifrance) qui l'impose, et les contrats responsables représentent la quasi-totalité du marché français.
- Le doublement à 200 € est abandonné. Annoncé le 23 juillet 2026 sur RMC, il a été retiré le 20 août 2026 après l'opposition de France Assos Santé, qui y voyait « une erreur monumentale », et de syndicats de soignants comme MG France (dépêche AFP du 20 août 2026). Aucun décret n'a été publié au Journal officiel à ce jour.
- Être en ALD, retraité, invalide ou en arrêt de travail n'exonère de rien. Seuls les moins de 18 ans, les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire ou de l'aide médicale de l'État, et les femmes enceintes à partir du 1er jour du 6e mois de grossesse échappent aux deux prélèvements (ameli.fr).
Comparées, notées et mises à jour — repérez la meilleure offre en 2 minutes.
- Deux compteurs, 100 € au total : le barème exact de 2026
- Le plafond à 200 € : annoncé le 23 juillet, retiré le 20 août 2026
- Pourquoi votre mutuelle n'a pas le droit de vous les rembourser
- Trois profils, trois additions : ce que ça coûte sur une année
- Qui ne paie rien : la liste exacte des exonérations en 2026
- Vérifier et régler : le mode d'emploi en 5 étapes
- Questions fréquentes
Deux compteurs, 100 € au total : le barème exact de 2026
En 2026, votre reste à charge au titre de ces prélèvements est plafonné à 100 € par personne : 50 € de participations forfaitaires et 50 € de franchises médicales, deux compteurs indépendants qui se remplissent en parallèle du 1er janvier au 31 décembre. La distinction n'est pas cosmétique : elle décide de ce qui est prélevé et sur quoi. La participation forfaitaire vise l'activité médicale au sens strict — consultation d'un généraliste ou d'un spécialiste, examen de radiologie, analyse de biologie médicale. La franchise médicale vise les médicaments, les actes des auxiliaires médicaux et les transports sanitaires. Vous ne payez rien de plus au comptoir : les montants sont déduits de ce que l'Assurance maladie vous rembourse ensuite, ou réclamés plus tard si vous êtes en tiers payant intégral.
| Ce qui déclenche le prélèvement | Montant | Plafond par jour | Compteur annuel |
|---|---|---|---|
| Consultation ou acte d'un médecin (cabinet, domicile, urgences, hôpital en externe) | 2 € | 8 € par jour et par professionnel | Participation forfaitaire — 50 €/an |
| Examen de radiologie (radio, échographie, scanner, IRM) | 2 € | 8 € par jour | Participation forfaitaire — 50 €/an |
| Analyse de biologie médicale | 2 € par acte | 8 € par jour et par laboratoire | Participation forfaitaire — 50 €/an |
| Boîte de médicament remboursable (ou flacon) | 1 € | aucun | Franchise médicale — 50 €/an |
| Acte d'un auxiliaire médical (infirmier, kiné, orthophoniste, orthoptiste, pédicure-podologue) | 1 € par acte | 4 € par jour | Franchise médicale — 50 €/an |
| Transport sanitaire (ambulance, VSL, taxi conventionné) | 4 € par trajet | 8 € par jour et par transporteur | Franchise médicale — 50 €/an |
Source : Assurance maladie (ameli.fr), pages « La franchise médicale » mise à jour le 19 décembre 2025 et « La participation forfaitaire de 2 € » mise à jour le 19 janvier 2026. Aucun de ces montants unitaires n'a été modifié en 2026.
Trois exceptions méritent d'être connues, toutes confirmées par l'Assurance maladie (ameli.fr). La franchise ne s'applique ni aux médicaments délivrés pendant une hospitalisation, ni aux actes paramédicaux réalisés pendant une hospitalisation, ni aux transports d'urgence déclenchés par le Samu. La participation forfaitaire, elle, ne s'applique pas chez le chirurgien-dentiste, ni pour les soins d'une sage-femme, ni pendant une hospitalisation complète. Enfin, un aller-retour en ambulance compte pour deux franchises : 4 € à l'aller, 4 € au retour, soit 8 €, même si le transporteur change entre les deux trajets.
Ces 100 € sont incompressibles, mais tout le reste de votre reste à charge dépend de vos garanties. Comparez gratuitement les mutuelles santé sur les postes où elles font vraiment la différence.
Le plafond à 200 € : annoncé le 23 juillet, retiré le 20 août 2026
Le plafond global reste à 100 € : le doublement à 200 € annoncé fin juillet 2026 a été abandonné le 20 août 2026, et aucun décret n'a été publié au Journal officiel. Le calendrier vaut d'être rappelé, parce que beaucoup d'articles publiés cet été annoncent encore l'inverse. Le 23 juillet 2026, sur RMC, la ministre de la Santé Stéphanie Rist annonce un décret « dès cet été » portant de 50 à 100 € chacun des deux plafonds, soit 200 € au total par personne et par an, dans le cadre de la recherche d'économies sur un déficit de la Sécurité sociale que le rapport de printemps de la commission des comptes de la Sécurité sociale évalue à 23,2 milliards d'euros pour 2026, contre 19,4 milliards prévus dans le budget voté en décembre. Le 20 août 2026, dans un entretien au Figaro, la même ministre recule : « Le doublement annoncé n'a pas été compris et a pu apparaître brutal. Nous avons décidé de faire évoluer notre proposition. »
Ce sont les associations de patients qui ont fait basculer la décision. France Assos Santé, principale fédération de patients, avait dénoncé « une erreur monumentale » qui allait « culpabiliser » les personnes atteintes de plusieurs pathologies, et le syndicat de médecins généralistes MG France avait souligné que la mesure pèserait d'abord sur les patients en affection longue durée, c'est-à-dire « les plus malades » (dépêche AFP du 20 août 2026). L'argument de la ministre était pourtant chiffré : un doublement aurait coûté selon elle « moins de 2 euros par mois pour l'ensemble des Français » et « 4 euros pour les patients en ALD ». Elle a admis que « les associations, les professionnels de santé, les patients nous ont dit qu'un doublement immédiat du plafond en une seule fois paraissait excessif ».
Deux conséquences pratiques pour vous, dès maintenant. D'abord, rien ne change sur vos remboursements en cours : les montants unitaires (1 €, 2 €, 4 €) et les plafonds (50 € + 50 €) restent ceux de 2025. Ensuite, une hausse éventuelle porterait sur le plafond, pas sur les montants unitaires : elle ne toucherait donc que les personnes qui atteignent déjà le plafond aujourd'hui, c'est-à-dire les gros consommateurs de soins. Un adulte qui consulte trois fois par an et achète une dizaine de boîtes de médicaments ne verrait aucune différence.
Pourquoi votre mutuelle n'a pas le droit de vous les rembourser
Ce n'est pas un choix commercial de votre complémentaire : c'est une interdiction légale, et elle vise la quasi-totalité des contrats vendus en France. L'Assurance maladie est catégorique sur ameli.fr : « Ces sommes ne sont pas remboursables par les mutuelles et elles restent, sauf exceptions, à votre charge. » Sur la page consacrée à la participation forfaitaire, elle précise que celle-ci n'est pas remboursée par les organismes complémentaires de santé « dans le cadre de contrats responsables ».
Le fondement juridique tient en deux articles du code de la Sécurité sociale, consultables sur Légifrance. L'article L. 160-13 institue la participation forfaitaire et la franchise et renvoie leurs montants et plafonds au pouvoir réglementaire — c'est précisément pour cela que le gouvernement peut les modifier par simple décret, sans passer par le Parlement. L'article R. 871-2, lui, définit le contenu obligatoire du « contrat responsable » et exclut expressément la prise en charge de ces sommes. Or un contrat non responsable perd ses avantages fiscaux et sociaux, ce qui explique qu'il n'en subsiste pratiquement pas sur le marché. Si un assureur vous promet de rembourser vos franchises, la question à poser est donc simple : votre contrat est-il responsable, et à quel surcoût fiscal ? En pratique, mieux vaut juger une mutuelle santé sur les postes où elle a réellement une marge de manœuvre : dépassements d'honoraires, optique au-delà du 100 % Santé, dentaire prothétique, chambre particulière.
Franchises et participations sont hors jeu pour toutes les mutuelles. Comparez les contrats sur ce qui reste négociable : honoraires, optique, dentaire, hospitalisation.
Trois profils, trois additions : ce que ça coûte sur une année
Un adulte en bonne santé paie une quinzaine d'euros par an ; un patient polymédiqué atteint les 100 € du plafond global sans difficulté, souvent avant l'été. Le calcul est arithmétique : il suffit de multiplier chaque acte par son montant, jusqu'à ce que chacun des deux compteurs atteigne 50 €. Le tableau ci-dessous applique le barème ameli.fr à trois années types.
| Profil sur une année civile | Participations forfaitaires | Franchises médicales | Total à votre charge |
|---|---|---|---|
| Adulte peu consommant : 3 consultations chez le généraliste, 1 analyse de biologie, 6 boîtes de médicaments | 8 € | 6 € | 14 € |
| Adulte avec suivi régulier : 8 consultations, 2 radiologies, 4 analyses, 24 boîtes de médicaments, 10 séances de kinésithérapie | 28 € | 34 € | 62 € |
| Patient polymédiqué en ALD : 15 consultations, 3 radiologies, 8 analyses, 60 boîtes de médicaments, 30 actes infirmiers | 50 € (plafond atteint) | 50 € (plafond atteint) | 100 € |
Exemples de calcul je-simule, à partir des montants publiés par l'Assurance maladie (ameli.fr, pages mises à jour les 19 décembre 2025 et 19 janvier 2026). Les plafonds journaliers ne sont pas activés dans ces exemples, car ils ne jouent que si plusieurs actes sont réalisés le même jour par le même professionnel. Les montants ne dépassent jamais 50 € par compteur.
La troisième ligne est celle qui surprend le plus, et c'est la plus importante. Une affection de longue durée n'exonère ni de la participation forfaitaire, ni de la franchise médicale. L'Assurance maladie l'indique explicitement : vous êtes concerné « même si vous souffrez d'une affection de longue durée (ALD) », « même si vous êtes en arrêt de travail pour maladie », « même si vous êtes titulaire d'une pension d'invalidité » ou retraité. L'ALD exonère du ticket modérateur sur les soins liés à la pathologie, pas de ces deux prélèvements — c'est exactement la raison pour laquelle MG France jugeait que le doublement aurait frappé « les plus malades ». Même logique pour la mutuelle senior : le tarif du contrat n'a aucune influence sur ces 100 €, qui restent identiques quels que soient votre âge et votre niveau de garanties.
Qui ne paie rien : la liste exacte des exonérations en 2026
Quatre situations exonèrent totalement des deux prélèvements, et elles tiennent à votre âge ou à votre statut, jamais à votre état de santé. Voici la liste, telle que publiée par l'Assurance maladie sur ameli.fr.
- Les moins de 18 ans. Aucune franchise sur les médicaments ou les actes paramédicaux d'un enfant, aucune participation forfaitaire sur ses consultations. Pour la participation forfaitaire, la règle exacte est d'avoir plus de 18 ans depuis le 1er janvier de l'année en cours.
- Les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (C2S) ou de l'aide médicale de l'État (AME). Exonération complète des deux compteurs. Attention : percevoir le RSA n'ouvre pas seul ce droit, l'Assurance maladie le précise expressément — il faut être effectivement bénéficiaire de la C2S.
- Les femmes enceintes, à partir du 1er jour du 6e mois de grossesse et jusqu'au 12e jour après l'accouchement. Avant ce 6e mois, la participation forfaitaire reste due, sauf pour les examens obligatoires de suivi de grossesse.
- Les victimes d'un acte de terrorisme, pour les frais de santé en rapport avec cet événement, et les titulaires d'une pension militaire d'invalidité, uniquement pour les soins liés aux infirmités donnant lieu à pension.
- Les mineures pour la contraception et la contraception d'urgence délivrées sans consentement parental sont également exonérées de franchise.
La deuxième ligne est la seule sur laquelle vous pouvez agir. La Complémentaire santé solidaire supprime d'un coup les 100 € de franchises et de participations, le ticket modérateur et les dépassements d'honoraires, puisque les professionnels n'ont pas le droit d'en facturer à ses bénéficiaires. Si vos revenus sont proches des plafonds — un point à vérifier chaque année, notamment au passage à la retraite — le calcul mérite d'être refait avant de renouveler une mutuelle senior payante.
Entre le plafond incompressible de 100 €, le ticket modérateur et les dépassements, seule une comparaison chiffrée dit si votre contrat est encore au bon niveau.
Vérifier et régler : le mode d'emploi en 5 étapes
Tout se lit dans votre compte ameli : chaque franchise prélevée y figure avec son montant, sa date et la nature de l'acte concerné, ce qui permet de savoir à quelle date vous avez atteint le plafond de 50 €. C'est la seule source fiable, car le prélèvement est souvent décalé de plusieurs semaines par rapport au soin.
- Connectez-vous à votre compte ameli et ouvrez vos relevés de remboursement : chaque ligne de franchise ou de participation y apparaît en déduction, avec la date et la nature de l'acte.
- Additionnez séparément les deux compteurs. Tant que chacun n'a pas atteint 50 €, les prélèvements continuent ; une fois le plafond touché, plus rien n'est déduit jusqu'au 1er janvier suivant.
- Si vous êtes en tiers payant intégral et que vous ne percevez aucun remboursement, l'Assurance maladie ne peut rien déduire : elle vous adressera un courrier avec un avis de sommes à payer, réglable par virement, par chèque ou via son service de paiement des créances en ligne.
- Vérifiez la période couverte par l'avis. L'Assurance maladie précise qu'un rappel peut porter sur les 5 années précédentes : le montant réclamé peut donc légitimement dépasser le plafond annuel de 100 €, sans qu'il y ait erreur.
- En cas de doute sur une ligne, comparez-la au barème : 2 € pour un médecin, une radio ou une analyse, 1 € par boîte de médicament ou par acte paramédical, 4 € par trajet en transport sanitaire. Toute autre somme relève du ticket modérateur ou d'un dépassement, et là, votre complémentaire est concernée.
Un dernier réflexe utile : ces prélèvements peuvent être récupérés sur l'ensemble des prestations de l'Assurance maladie, y compris les indemnités journalières, la pension d'invalidité, le capital décès ou les frais funéraires, comme le rappelle ameli.fr — seules les rentes accident du travail et maladie professionnelle y échappent. Autrement dit, une somme déduite d'un versement qui n'a rien à voir avec un soin n'est pas une anomalie. Si votre budget santé se tend, l'arbitrage se joue ailleurs : sur le niveau réel de vos garanties, et sur les postes non couverts comme la perte de revenus, que traite une assurance prévoyance et non une complémentaire santé.
Questions fréquentes
Ma mutuelle peut-elle me rembourser les 2 € de participation forfaitaire ?
Non, et ce n'est pas négociable. L'Assurance maladie indique sur ameli.fr que la participation forfaitaire de 2 € n'est pas remboursée par les organismes complémentaires de santé « dans le cadre de contrats responsables », et que ces sommes « ne sont pas remboursables par les mutuelles ». L'interdiction découle de l'article R. 871-2 du code de la Sécurité sociale (Légifrance), qui définit le contenu obligatoire du contrat responsable : ce format concerne la quasi-totalité des contrats vendus en France, parce qu'un contrat non responsable perd ses avantages fiscaux et sociaux. Le raisonnement vaut à l'identique pour la franchise médicale de 1 € par boîte de médicament. Au total, ce sont donc jusqu'à 100 € par personne et par an — 50 € de participations et 50 € de franchises — qu'aucune complémentaire ne peut légalement prendre en charge en 2026.
Le plafond des franchises médicales passe-t-il vraiment à 200 € en 2026 ?
Non. Ce doublement a été annoncé le 23 juillet 2026 sur RMC par la ministre de la Santé Stéphanie Rist, puis abandonné : dans un entretien au Figaro paru le 20 août 2026, elle a reconnu que « le doublement annoncé n'a pas été compris et a pu apparaître brutal » et annoncé faire évoluer la proposition, face à l'opposition de France Assos Santé — qui parlait d'« une erreur monumentale » — et de syndicats de soignants comme MG France (dépêche AFP du 20 août 2026). Aucun décret n'a été publié au Journal officiel. Le plafond applicable reste donc de 50 € pour les franchises et de 50 € pour les participations forfaitaires, soit 100 € au total par personne et par année civile. Le gouvernement évoque désormais une indexation sur l'inflation depuis 2005, sans en avoir précisé l'ampleur : les prix à la consommation hors tabac et alcool ayant progressé d'un peu plus d'un tiers entre 2005 et 2025 selon l'Insee, l'ordre de grandeur serait un plafond global d'environ 134 € plutôt que 200 €.
Suis-je concerné si je suis en ALD, retraité ou en arrêt de travail ?
Oui, dans les trois cas. L'Assurance maladie précise sur ameli.fr que la participation forfaitaire s'applique « quel que soit le médecin consulté », y compris si vous souffrez d'une affection de longue durée, si vous êtes en arrêt de travail pour maladie, si vous percevez une rente d'incapacité permanente, si vous êtes titulaire d'une pension d'invalidité ou si vous êtes retraité. L'ALD exonère du ticket modérateur sur les soins liés à la pathologie prise en charge, ce qui est une tout autre chose : les 2 € par consultation et les 1 € par boîte de médicament restent dus, jusqu'aux plafonds de 50 € chacun. C'est précisément l'argument avancé par le syndicat MG France contre le projet de doublement, en soulignant qu'il aurait pesé sur « les plus malades ». Seuls les moins de 18 ans, les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire ou de l'AME, les femmes enceintes à partir du 6e mois et quelques situations particulières en sont totalement exonérés.
Comment savoir combien de franchises j'ai déjà payées cette année ?
Dans votre compte ameli, sur vos relevés de remboursement. L'Assurance maladie indique que chaque franchise prélevée y figure avec « son montant, la date et la nature de l'acte auquel elle se rapporte, ainsi que le bénéficiaire concerné » — ce qui permet de reconstituer les deux compteurs et de repérer la date à laquelle vous avez atteint le plafond de 50 €. Un décalage de plusieurs semaines entre le soin et le prélèvement est normal, surtout en tiers payant : le montant est alors déduit d'un remboursement ultérieur, quel qu'il soit, y compris des indemnités journalières ou d'une pension. Si tous vos frais sont pris en charge en tiers payant et que vous ne percevez jamais de remboursement, vous recevrez un avis de sommes à payer, réglable par virement, chèque ou via le service de paiement des créances en ligne d'ameli.fr. Attention, cet avis peut porter sur les 5 années précédentes : un montant supérieur à 100 € n'est donc pas nécessairement une erreur.
Comparer mutuelle santé près de chez vous
Comparez mutuelle santé et économisez, département par département :
Comparez vos contrats et abonnements en quelques minutes — gratuit et sans engagement.


