Électricité +2,5 % au 1er août 2026 : comment payer moins

Guide 2026Mis à jour : juillet 2026·Lecture : 7 min

Au 1er août 2026, les tarifs réglementés de vente de l'électricité (TRVE) augmentent de 2,5 % TTC : la Commission de régulation de l'énergie (CRE) chiffre la hausse à environ 26 € par an pour une consommation moyenne de 4,5 MWh, la facture passant de 1 046 € à 1 072 € TTC. Dans le même temps, le prix repère du gaz publié par la CRE baisse de 1,87 %. Ces deux mouvements sont subis : le seul levier immédiat reste de comparer les offres de marché, où les remises constatées sur le prix du kWh ramènent 70 à 130 € par an sur l'électricité.

Main réglant le robinet thermostatique d'un radiateur blanc dans un salon, illustration du prix de l'énergie en 2026
✓ À retenir
  • +2,5 % TTC sur les tarifs réglementés de l'électricité au 1er août 2026, soit +5,98 € TTC/MWh et environ +26 € par an pour 4,5 MWh consommés (source : CRE, communiqué du 16 juillet 2026).
  • 19,37 millions de foyers sont concernés : c'est le nombre de clients résidentiels au tarif réglementé recensés par la CRE au 31 mars 2026.
  • Le gaz fait l'inverse : le prix repère CRE d'août 2026 tombe à 0,12527 €/kWh TTC (-1,87 % sur un mois) pour un logement chauffé au gaz, avec un abonnement de 360,79 €/an.
  • Changer de fournisseur est gratuit, sans coupure et sans engagement : aucune intervention technique, aucun frais de résiliation, le nouveau fournisseur se charge de tout.

+2,5 % au 1er août 2026 : ce que la hausse coûte vraiment

La hausse des tarifs réglementés de vente de l'électricité au 1er août 2026 est de 2,5 % TTC en moyenne, soit environ 26 € de plus par an pour un foyer consommant 4,5 MWh. Le chiffre vient directement de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), qui l'a communiqué le 16 juillet 2026 : la facture annuelle type passe de 1 046 € TTC à 1 072 € TTC, soit une évolution de + 5,98 € TTC par MWh. Le tarif réglementé de vente de l'électricité, aussi appelé « tarif bleu » d'EDF, est le prix fixé par les pouvoirs publics sur proposition de la CRE ; il sert de référence à tout le marché et il est révisé deux fois par an, en février et en août.

RepèreAvant le 1er août 2026À partir du 1er août 2026
Évolution moyenne TTC du TRVE+ 2,5 %
Écart en euros par MWh+ 5,98 € TTC
Facture annuelle type (4,5 MWh)1 046 € TTC1 072 € TTC
Accise sur l'électricité (≤ 36 kVA)30,85 €/MWh30,62 €/MWh
Prix du kWh, option Base 6 kVA0,1940 € TTCenviron 0,199 € TTC (estimation)

Sources : CRE, communiqué de presse du 16 juillet 2026 sur l'évolution des TRVE au 1er août 2026, pour les trois premières lignes et l'accise (baisse prévue par la loi de finances pour 2026). Le prix du kWh option Base 6 kVA de juillet 2026 est le tarif bleu réglementé en vigueur ; la valeur d'août est une estimation obtenue en appliquant la hausse moyenne, la grille officielle étant publiée au Journal officiel. Seule votre facture fait foi.

Cette hausse touche un foyer sur deux. Au 31 mars 2026, 19,37 millions de clients résidentiels étaient encore au tarif réglementé en France métropolitaine continentale, d'après la CRE. Dans les zones non interconnectées (Corse, Outre-mer), tous les clients résidentiels y sont. À l'inverse, les abonnés à une offre de marché à prix fixe ne subissent aucun mouvement au 1er août : c'est tout l'intérêt de savoir sur quel type de contrat on se trouve avant l'hiver. Notre page électricité & gaz récapitule les différences entre tarif réglementé, offre indexée et offre fixe.

Pourquoi ça monte : le réseau et le mécanisme de capacité

La hausse ne vient pas du coût de l'électricité elle-même, mais de deux briques réglementaires : le tarif d'acheminement et le nouveau mécanisme de capacité. La CRE détaille précisément l'empilement des coûts qui compose le tarif réglementé : le TURPE (tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité), l'approvisionnement en électricité, et les taxes (accise, CTA, TVA). Comprendre d'où vient la hausse permet de savoir ce qui est négociable — et ce qui ne l'est pas.

  • Le TURPE augmente au 1er août 2026, conformément à la délibération de la CRE du 21 mai 2026. C'est la part qui rémunère les réseaux de transport et de distribution : elle est identique chez tous les fournisseurs, aucun ne peut la réduire.
  • Le nouveau mécanisme de capacité entre dans le calcul. Il finance la sécurité d'approvisionnement lors des pics de consommation hivernaux ; sa première enchère s'est tenue le 6 juillet 2026 et la CRE l'intègre dès le mouvement d'août.
  • L'accise sur l'électricité baisse légèrement, de 30,85 €/MWh à 30,62 €/MWh pour les puissances inférieures ou égales à 36 kVA, en application de la loi de finances pour 2026. Cette baisse amortit une partie de la hausse, sans l'annuler.
  • Le reliquat de l'ancien mécanisme de capacité n'est pas encore facturé : la CRE indique qu'il sera couvert lors du mouvement du 1er février 2027, en même temps que les autres rattrapages. Un second mouvement est donc déjà programmé.
  • La part approvisionnement, elle, dépend du fournisseur : c'est la seule ligne sur laquelle jouer, et c'est exactement celle que les offres de marché mettent en concurrence.

Autrement dit, sur une facture d'électricité, l'acheminement et les taxes sont figés pour tout le monde. Reste la part fourniture, qui représente grosso modo un tiers à 40 % du total selon la consommation : c'est là que se logent les écarts entre fournisseurs, et donc les économies réelles.

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Prix du kWh : ce que rapporte vraiment une offre de marché

Une remise de 10 à 15 % sur le prix du kWh représente 70 à 130 € par an pour un foyer consommant 4,5 MWh d'électricité. Le calcul est simple : sur une facture de 1 072 € TTC, l'abonnement pèse environ 187 € pour un compteur 6 kVA en option Base, le reste étant la consommation et les taxes assises dessus. Réduire de 10 % la part énergie, c'est mécaniquement récupérer plusieurs dizaines d'euros — chaque année, sans rien changer à ses habitudes.

Type d'offrePrix du kWhCe qui bouge en août 2026Pour qui
Tarif réglementé (tarif bleu)Fixé par l'État sur proposition de la CRE+ 2,5 % TTC au 1er aoûtCeux qui n'ont jamais changé de contrat
Offre indexée sur le TRVUn pourcentage de remise appliqué au tarif réglementéSuit la hausse, remise conservéeCeux qui veulent rester alignés sur la référence publique
Offre à prix fixeBloqué pour 1, 2 ou 3 ansAucun mouvement au 1er aoûtCeux qui veulent un budget stable avant l'hiver
Offre indexée sur le marché de grosVarie avec les cours de l'électricitéIndépendant du mouvement TRVEProfils avertis, tolérants à la variation
Heures pleines / heures creusesDeux prix selon l'horaireOuverture de l'option HP/HC dès 3 kVAChauffe-eau, voiture électrique, gros appareils décalables

Structure du marché de détail telle que décrite par la CRE dans ses fiches consommateurs et son communiqué du 16 juillet 2026, qui prévoit notamment l'ouverture de l'option heures pleines / heures creuses aux puissances souscrites de 3 kVA. Les niveaux de remise varient selon les fournisseurs et les périodes ; seul le devis engage le fournisseur.

Ne comparez jamais deux offres sur le seul pourcentage de remise affiché. Une remise de « -20 % sur le kWh » ne porte que sur la part fourniture hors taxes, pas sur la facture entière — et elle est souvent calculée par rapport au tarif réglementé, pas par rapport au concurrent. Exemple chiffré : une offre à -15 % sur le kWh mais avec un abonnement de 230 €/an peut coûter plus cher, sur 4,5 MWh, qu'une offre à -8 % avec un abonnement à 187 €/an. L'écart entre ces deux abonnements représente 43 € par an à lui seul. Le seul chiffre qui compte est le budget annuel simulé pour votre consommation réelle, abonnement inclus.

Gaz : le prix repère de la CRE baisse de 1,87 % en août 2026

Le prix repère de vente de gaz naturel publié par la CRE pour août 2026 s'établit à 0,12527 € TTC par kWh pour un logement chauffé au gaz, en baisse de 1,87 % par rapport à juillet. L'abonnement, lui, progresse légèrement de 0,32 % pour atteindre 360,79 € TTC par an. Le prix repère n'est pas un tarif réglementé : depuis la suppression des tarifs réglementés de vente de gaz le 30 juin 2023, la CRE publie chaque mois cet indicateur qui sert de point de comparaison entre les offres de marché. Aucun fournisseur n'est obligé de l'appliquer.

Usage du gazPrix du kWh (août 2026)Abonnement annuelÉvolution sur un mois
Chauffage (usage principal)0,12527 € TTC360,79 € TTC-1,87 % sur le kWh, +0,32 % sur l'abonnement
Cuisson et eau chaude sanitaire0,16055 € TTC152,11 € TTCBarème distinct des petits consommateurs
Référence de juillet 2026 (chauffage)0,12766 € TTC359,63 € TTCBarème du mois précédent

Source : prix repère de vente de gaz naturel publié mensuellement par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) pour les clients résidentiels, barème d'août 2026, sans distinction de zone tarifaire. Ce repère intègre l'abonnement, l'acheminement, le coût de la molécule et les taxes ; il ne constitue pas un prix imposé aux fournisseurs.

Concrètement, pour un logement consommant 12 000 kWh de gaz par an — l'ordre de grandeur d'une maison chauffée au gaz — le prix repère d'août aboutit à une facture d'environ 1 865 € TTC (1 503 € de consommation plus 361 € d'abonnement). Une offre affichant 5 à 10 % de moins que le repère sur le kWh ramène 75 à 150 € par an. Et comme la CRE actualise ce repère chaque mois, l'écart avec votre contrat actuel se creuse ou se réduit sans que vous en soyez averti.

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Changer de fournisseur : gratuit, sans coupure, en 10 minutes

Changer de fournisseur d'électricité ou de gaz est gratuit, sans frais de résiliation, sans engagement et sans la moindre coupure de courant. C'est un droit ouvert aux particuliers depuis l'ouverture du marché en 2007, et le médiateur national de l'énergie — autorité publique indépendante — le rappelle systématiquement : la continuité de l'alimentation est assurée par le gestionnaire de réseau, Enedis pour l'électricité et GRDF pour le gaz, quel que soit le fournisseur choisi. Aucun technicien ne se déplace, aucun compteur n'est remplacé, l'installation reste strictement identique.

  1. Munissez-vous d'une facture récente : elle contient votre numéro de PDL (point de livraison) pour l'électricité ou PCE pour le gaz, ainsi que votre consommation annuelle réelle en kWh. C'est ce chiffre, et non une estimation, qui doit servir à la comparaison.
  2. Comparez à consommation identique, budget annuel toutes taxes comprises, abonnement inclus. Vérifiez la puissance souscrite (3, 6 ou 9 kVA) et l'option tarifaire : une puissance surdimensionnée gonfle l'abonnement sans aucun bénéfice.
  3. Souscrivez le nouveau contrat en ligne. C'est le nouveau fournisseur qui résilie l'ancien à votre place : vous n'avez aucune démarche à faire auprès de lui, et rien à payer pour partir.
  4. Vérifiez la facture de clôture, envoyée sous quelques semaines par l'ancien fournisseur. Elle solde la consommation jusqu'à la bascule ; en cas de litige non résolu au bout de deux mois, le médiateur national de l'énergie peut être saisi gratuitement.
Méfiez-vous du démarchage téléphonique et à domicile, particulièrement actif avant l'hiver. La CRE et le médiateur national de l'énergie alertent régulièrement sur les cas d'usurpation d'identité : des démarcheurs se présentent comme mandatés par EDF, Enedis ou « le service public de l'énergie » pour faire signer un contrat concurrent. Aucun de ces organismes ne démarche à domicile pour vendre une offre. Ne communiquez jamais votre numéro de PDL ni votre RIB à un interlocuteur que vous n'avez pas sollicité : c'est tout ce qu'il faut pour basculer un contrat sans votre accord éclairé. Comparez de votre côté, à froid, et souscrivez vous-même.

Fixe ou indexée : que choisir avant le pic de consommation

Une offre à prix fixe protège du mouvement de février 2027 déjà annoncé par la CRE ; une offre indexée sur le tarif réglementé conserve sa remise mais suit les hausses. Il n'existe pas de réponse unique : le bon choix dépend de votre tolérance à la variation et de la période où vous consommez le plus. Le chauffage représentant la majorité de la consommation d'un logement, l'écart se joue entre novembre et mars.

  • Prix fixe : le prix du kWh hors taxes est bloqué pour la durée du contrat, généralement 1 à 3 ans. L'abonnement et les taxes, eux, peuvent évoluer — un contrat « fixe » n'immunise donc pas totalement contre une hausse de facture.
  • Indexée sur le tarif réglementé : la remise en pourcentage est maintenue à chaque mouvement, y compris celui de février 2027 que la CRE a déjà annoncé pour couvrir le reliquat de l'ancien mécanisme de capacité. Vous restez exposé, mais toujours en dessous de la référence.
  • Heures pleines / heures creuses : intéressant seulement si vous décalez réellement au moins 30 à 40 % de votre consommation. La CRE ouvre cette option dès 3 kVA au 1er août 2026, ce qui la rend accessible aux petits logements.
  • Tempo et EJP : très rentables pour qui accepte de réduire fortement sa consommation quelques dizaines de jours par an, très pénalisants sinon. À réserver aux foyers équipés d'un chauffage pilotable.
  • Dans tous les cas, vérifiez la durée de la garantie de prix et la date d'échéance : une offre fixe arrivant à terme bascule souvent sur un tarif nettement moins avantageux, sans alerte particulière.

Le réflexe utile est le même que pour un contrat d'assurance reconduit sans examen : ce qui était compétitif il y a trois ans ne l'est plus forcément aujourd'hui, et le prélèvement continue pendant ce temps. Le raisonnement vaut aussi pour votre assurance habitation ou votre box internet, deux postes où l'écart entre le contrat historique et le marché se creuse silencieusement. Notre page électricité & gaz détaille les critères à vérifier avant de signer.

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Questions fréquentes

De combien augmente l'électricité au 1er août 2026 ?

Les tarifs réglementés de vente de l'électricité augmentent de 2,5 % TTC en moyenne au 1er août 2026, sur proposition de la Commission de régulation de l'énergie. Cela représente + 5,98 € TTC par MWh, soit environ 26 € de plus par an pour une consommation moyenne de 4,5 MWh : la facture type passe de 1 046 € à 1 072 € TTC. La hausse s'explique principalement par la revalorisation du tarif d'acheminement (TURPE) et par l'intégration du nouveau mécanisme de capacité, partiellement compensées par une baisse de l'accise sur l'électricité.

Le prix du gaz augmente-t-il aussi en août 2026 ?

Non, c'est l'inverse : le prix repère de vente de gaz naturel publié par la CRE baisse de 1,87 % en août 2026, à 0,12527 € TTC par kWh pour un logement chauffé au gaz, avec un abonnement annuel de 360,79 € TTC. Les tarifs réglementés du gaz ayant disparu le 30 juin 2023, ce prix repère mensuel sert désormais de référence pour comparer les offres. Il ne s'impose à aucun fournisseur : votre contrat peut donc être plus cher, ou moins cher, que ce repère.

Changer de fournisseur d'électricité coupe-t-il le courant ?

Non, à aucun moment. Le changement de fournisseur est un simple changement contractuel : l'électricité continue de circuler par le même compteur et le même réseau, exploité par Enedis quel que soit le fournisseur. Aucune intervention technique n'est nécessaire, aucun frais n'est facturé et aucun préavis n'est exigé pour un particulier. C'est le nouveau fournisseur qui résilie l'ancien contrat à votre place, à la date convenue.

Combien peut-on économiser en changeant d'offre d'énergie ?

Pour un foyer consommant 4,5 MWh d'électricité par an, une remise de 10 à 15 % sur le prix du kWh représente environ 70 à 130 € par an. Côté gaz, une offre située 5 à 10 % sous le prix repère de la CRE ramène 75 à 150 € par an sur une consommation de 12 000 kWh. Ces montants dépendent de votre consommation réelle, de votre puissance souscrite et de l'abonnement pratiqué : seule une simulation à partir de votre facture donne le chiffre exact vous concernant.

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