Thermostat obligatoire 2026 : pourquoi 2027 est devenu 2030
L'obligation d'installer un thermostat au 1er janvier 2027 ne concerne plus votre logement s'il est déjà construit : le décret n° 2025-1343 du 26 décembre 2025 a repoussé l'échéance au 1er janvier 2030 pour le parc existant. Seuls les logements neufs dont le permis est déposé à compter du 1er janvier 2027 restent tenus par la date initiale, rappelle service-public.gouv.fr. Reste la question que le décret ne tranche pas : sur un foyer chauffé à l'électricité consommant 8 500 kWh par an, le thermostat fait gagner environ 161 € par an, et changer de fournisseur 132 € de plus sans débourser un centime.

- Logements existants : l'échéance passe du 1er janvier 2027 au 1er janvier 2030 (décret n° 2025-1343 du 26 décembre 2025).
- Logements neufs : le 1er janvier 2027 est maintenu, pour les permis déposés à compter de cette date.
- Jusqu'à 15 % de la consommation de chauffage économisée selon l'ADEME, soit environ 161 € par an sur un profil de 8 500 kWh au tarif réglementé.
- Le Coup de pouce thermostat, qui montait à 624 €, a disparu le 22 novembre 2024 : restent une prime CEE de 80 à 200 € et la TVA à 5,5 %.
- 2027 ne vise plus que le neuf : le tableau des échéances
- Ce que le décret exige, et les trois cas de dispense
- 15 % du chauffage : environ 161 € par an sur 8 500 kWh
- 210 à 550 € posé, depuis que la prime de 624 € a disparu
- L'autre levier : 132 € par an, zéro euro investi
- Dans quel ordre s'y prendre cet hiver
- Questions fréquentes
2027 ne vise plus que le neuf : le tableau des échéances
Si votre logement existe déjà, vous avez jusqu'au 1er janvier 2030 pour l'équiper d'un système de régulation de température ; s'il s'agit d'une construction neuve dont le permis est déposé à partir du 1er janvier 2027, l'échéance reste celle-là. C'est la lecture que donne service-public.gouv.fr du décret n° 2025-1343 du 26 décembre 2025, qui modifie les dates fixées par le décret n° 2023-444 du 7 juin 2023. Le même texte décale aussi à 2030 l'équipement des bâtiments tertiaires existants et le calorifugeage des réseaux : ce n'est pas une mesure prise pour les particuliers, c'est un report d'ensemble dont le logement existant bénéficie au passage.
| Votre situation | Échéance applicable | Qui doit agir |
|---|---|---|
| Maison ou appartement déjà construit | 1er janvier 2030 | Le propriétaire, occupant ou bailleur |
| Logement neuf, permis déposé à partir du 1er janvier 2027 | 1er janvier 2027 | Le maître d'ouvrage |
| Copropriété, parties communes | 1er janvier 2030 | Le syndicat, après vote en assemblée générale |
| Locataire d'un logement existant | Aucune obligation d'installation | Il entretient l'installation, il ne la finance pas |
| Bâtiment tertiaire existant (décret BACS) | 1er janvier 2030 | Le propriétaire ou l'exploitant |
Synthèse établie à partir de la fiche d'actualité de service-public.gouv.fr consacrée au décret n° 2025-1343 du 26 décembre 2025, consultée le 19 octobre 2026.
Un point revient souvent dans les échanges entre bailleurs et locataires : l'obligation pèse sur le propriétaire, qu'il occupe le logement ou qu'il le loue. Le locataire, lui, entretient l'équipement une fois installé, comme n'importe quel élément du chauffage.
Ce que le décret exige, et les trois cas de dispense
Le texte impose une régulation automatique de la température pièce par pièce ou par zone, pas un thermostat connecté. Un programmateur filaire capable de suivre un planning horaire suffit : le pilotage par application mobile n'est exigé nulle part. Les aides, elles, sont plus sévères — pour toucher la prime CEE, l'appareil doit relever de la classe A ou B au sens de la norme NF EN ISO 52120-1 et être posé par un professionnel RGE dans un logement de plus de deux ans, conditions détaillées par Effy en octobre 2026.
Trois situations dispensent de l'installation, d'après la présentation qu'en fait service-public.gouv.fr :
- L'impossibilité technique, lorsque l'installation ne peut recevoir de régulation sans travaux disproportionnés sur le réseau.
- Le temps de retour sur investissement supérieur à dix ans, étude à l'appui : ce n'est pas une appréciation libre du propriétaire.
- Les appareils indépendants à alimentation non automatisée : un poêle à bûches chargé à la main n'est pas pilotable par un thermostat.
Pour un logement chauffé à l'électricité ou équipé d'une chaudière récente, aucune de ces trois portes ne s'ouvre : l'installation est possible et se rembourse en bien moins de dix ans. Le report à 2030 est un délai, pas une annulation.
15 % du chauffage : environ 161 € par an sur 8 500 kWh
Un thermostat correctement programmé réduit la consommation de chauffage de 15 % au maximum selon l'ADEME, soit environ 161 € par an sur un foyer électrique de 8 500 kWh au tarif réglementé. Le calcul part du profil que le médiateur national de l'énergie utilise dans son comparateur public, repris par MoneyVox le 4 octobre 2026 : 8 500 kWh par an en heures pleines / heures creuses, compteur 9 kVA, 40 % en heures creuses, soit 1 871 € par an au Tarif Bleu d'EDF en vigueur depuis le 1er août 2026. Le chauffage pesant 66 % de la consommation d'un ménage d'après les Chiffres clés du logement du ministère de la Transition écologique, édition 2022, en effacer 15 % revient à retirer 841 kWh.
| Énergie et usage | Prix du kWh TTC | Valeur de 1 000 kWh de chauffage évités |
|---|---|---|
| Électricité, heures pleines | 0,2142 € | 214,20 € |
| Électricité, option Base | 0,2001 € | 200,10 € |
| Gaz, cuisson et eau chaude | 0,19027 € | 190,27 € |
| Électricité, heures creuses | 0,1589 € | 158,90 € |
| Gaz, profil chauffage | 0,15761 € | 157,61 € |
Électricité : Tarif Bleu résidentiel d'EDF en vigueur depuis le 1er août 2026. Gaz : prix repère de vente publié par la Commission de régulation de l'énergie pour novembre 2026, zone desservie par GRDF. Calcul Je Simule, part consommation uniquement, abonnement exclu.
Ce tableau est plus parlant que le pourcentage : chaque millier de kilowattheures de chauffage évité vaut entre 157 € et 214 € selon l'énergie et l'option tarifaire. Et le geste le plus simple ne coûte rien — l'ADEME chiffre à environ 7 % le gain obtenu en baissant le logement d'un seul degré, soit déjà 75 € par an sur ce profil, sans aucun matériel.
Le gain dépend d'abord du prix de votre kWh. Reprenez-le sur votre dernière facture et voyez ce que les offres disponibles à votre adresse donnent sur votre consommation réelle.
210 à 550 € posé, depuis que la prime de 624 € a disparu
Comptez 60 à 250 € pour l'appareil et 150 à 300 € pour la pose, soit 210 à 550 € au total : ce sont les estimations de l'ADEME, reprises par Effy en octobre 2026. La prime CEE encore disponible ramène le reste à charge dans une fourchette de 10 à 470 €.
| Poste | Montant | Statut en octobre 2026 |
|---|---|---|
| Thermostat programmable ou connecté | 60 à 250 € | À la charge du propriétaire |
| Pose par un professionnel | 150 à 300 € | À la charge du propriétaire |
| Prime CEE BAR-TH-173 | 80 à 200 € | Disponible, sous conditions |
| TVA réduite sur la pose | 5,5 % au lieu de 20 % | Automatique, logement de plus de 2 ans |
| Coup de pouce thermostat | 260 à 624 € | Supprimé depuis le 22 novembre 2024 |
| MaPrimeRénov' pour un thermostat seul | 0 € | Non éligible hors rénovation d'ampleur |
Coûts d'équipement et de pose : estimation de l'ADEME relayée par Effy. Coup de pouce thermostat : créé le 1er décembre 2023, supprimé par l'arrêté du 18 novembre 2024 publié au Journal officiel le 21 novembre, fin effective le 22 novembre 2024. Prime CEE BAR-TH-173 et TVA réduite : conditions décrites par Effy et Sowee, relevées le 19 octobre 2026. Le montant CEE varie selon le signataire, la surface chauffée et le type de chauffage.
À 161 € d'économie annuelle pour 250 € de reste à charge, l'opération se rembourse en un peu plus d'un an et demi sur un chauffage électrique — très loin des dix ans qui ouvriraient droit à une dispense.
L'autre levier : 132 € par an, zéro euro investi
Sur le même profil de 8 500 kWh, passer du tarif réglementé à l'offre de marché la moins chère relevée le 2 octobre 2026 fait tomber la facture de 1 871 € à 1 739 €, soit 132 € par an sans travaux ni matériel — 232 € avec la remise de bienvenue, à condition que le contrat soit encore actif au onzième mois, précise MoneyVox. Mais les deux leviers ne s'additionnent pas tout à fait : réduire la consommation diminue mécaniquement le gain tiré d'un prix du kWh plus bas.
| Scénario, profil 8 500 kWh en HP/HC | Facture annuelle TTC | Économie vs tarif réglementé |
|---|---|---|
| Tarif réglementé, sans thermostat | 1 871 € | référence |
| Tarif réglementé + thermostat | 1 710 € | 161 € |
| Offre de marché, sans thermostat | 1 739 € | 132 € |
| Offre de marché + thermostat | 1 591 € | 280 € |
| Offre de marché + thermostat + remise | 1 491 € | 380 € |
Calcul Je Simule à partir des grilles publiées par MoneyVox le 4 octobre 2026 (données du comparateur du médiateur national de l'énergie au 2 octobre 2026), profil Rennes 9 kVA, 40 % en heures creuses. Tarif réglementé : 0,2142 € HP / 0,1589 € HC, abonnement 238,61 €. Offre de marché retenue : 0,1965 € HP / 0,1467 € HC, abonnement 238,61 €, hors remise. Effet thermostat : 15 % de la part chauffage, estimée à 66 % de la consommation.
L'addition brute donnerait 293 € ; le cumul réel s'arrête à 280 €, parce que les 841 kWh effacés ne sont plus facturables, à quelque prix que ce soit. Treize euros d'écart, c'est peu, mais c'est exactement le genre de détail qu'une promesse commerciale escamote. L'essentiel est ailleurs : le levier gratuit pèse presque autant que celui qui coûte 400 €, et il produit son effet en trois semaines au lieu d'une saison de chauffe entière. Les règles du changement sont détaillées dans notre guide sur les délais d'un changement de fournisseur, et les offres se comparent sur la page comparateur électricité et gaz.
Changer de fournisseur ne coûte rien et ne coupe rien : 21 jours au maximum, sans intervention sur le compteur ni sur le raccordement.
Dans quel ordre s'y prendre cet hiver
L'ordre rentable est contre-intuitif : on compare le prix du kWh d'abord, on installe le thermostat ensuite. Non que le thermostat soit inutile, mais le premier geste est gratuit, immédiat et réversible, quand le second immobilise quelques centaines d'euros et ne produit son effet que sur une saison entière.
- Relevez trois chiffres sur votre dernière facture : prix du kWh TTC, abonnement annuel, consommation des douze derniers mois. Sans le troisième, aucune comparaison n'a de sens, car le poids de l'abonnement inverse les classements entre petit et gros consommateur.
- Comparez à votre adresse, pas en moyenne nationale : les prix du gaz dépendent de la zone d'acheminement de la commune.
- Vérifiez votre échéancier avant décembre. Le prix repère du gaz a pris 25,5 % entre août et novembre 2026 selon la Commission de régulation de l'énergie : des mensualités calées sur l'été produisent une régularisation sévère au printemps.
- Ensuite seulement, chiffrez le thermostat : devis d'un professionnel RGE, appareil de classe A ou B si vous visez la prime CEE, TVA à 5,5 % sur la pose.
- Programmez-le vraiment. Laissé en consigne fixe, il ne fait rien économiser : les 15 % de l'ADEME supposent un abaissement nocturne et en période d'absence.
Le report à 2030 concerne l'obligation, pas le prix de l'énergie. Les 19,37 millions de clients résidentiels encore au tarif réglementé au 31 mars 2026, selon la Commission de régulation de l'énergie, ont déjà vu la facture type passer de 1 046 € à 1 072 € par an au 1er août 2026, et la prochaine révision est attendue en février 2027. L'arbitrage entre offre bloquée et offre indexée est détaillé dans notre comparatif prix fixe ou prix indexé, et l'ensemble du marché est rassemblé sur la page électricité et gaz.
Budget annuel complet, abonnement compris, pour les offres d'électricité et de gaz disponibles à votre adresse et sur votre consommation réelle.
Questions fréquentes
Le thermostat est-il obligatoire en 2027 ou en 2030 ?
Les deux dates coexistent. Pour un logement déjà construit, l'obligation s'applique au 1er janvier 2030 : le décret n° 2025-1343 du 26 décembre 2025 a repoussé l'échéance initiale. Pour un logement neuf dont le permis ou la déclaration préalable est déposé à compter du 1er janvier 2027, cette date est maintenue. La règle vaut aussi bien pour les maisons individuelles que pour les copropriétés.
Qui doit payer le thermostat, le propriétaire ou le locataire ?
Le propriétaire, qu'il occupe le logement ou qu'il le loue : c'est lui qui est tenu de faire installer le système de régulation, indique service-public.gouv.fr. Le locataire entretient l'installation une fois celle-ci en place, comme le reste de l'équipement de chauffage. En copropriété, l'installation sur les parties communes passe par un vote en assemblée générale.
Quelles aides restent disponibles pour un thermostat en 2026 ?
Deux. La prime CEE BAR-TH-173, de 80 à 200 € selon la surface, le type de chauffage et le signataire, à condition de faire poser un appareil de classe A ou B au sens de la norme NF EN ISO 52120-1 par un professionnel RGE, dans un logement de plus de deux ans. Et la TVA réduite à 5,5 % sur la pose, appliquée automatiquement. Le Coup de pouce thermostat, qui allait de 260 à 624 €, a été supprimé le 22 novembre 2024, et MaPrimeRénov' ne finance pas un thermostat seul.
Un thermostat connecté est-il obligatoire ?
Non. Un programmateur classique suffit dès lors qu'il permet une régulation automatique de la température pièce par pièce ou par zone selon un planning horaire : le décret n'exige ni application mobile ni connexion internet. En revanche, si vous visez la prime CEE, l'appareil doit relever de la classe A ou B de la norme NF EN ISO 52120-1, ce qui oriente en pratique vers des modèles programmables évolués.
Comparer électricité & gaz près de chez vous
Comparez électricité & gaz et économisez, département par département :
Comparez vos contrats et abonnements en quelques minutes — gratuit et sans engagement.


