Assurance voiture électrique 2026 : 65 € de plus qu'en essence
Assurer une voiture électrique coûte désormais 818 € par an, contre 753 € pour une essence et 735 € pour un diesel : pour la première fois en France, l'électrique est passé devant le thermique, selon le baromètre publié par Assurland le 20 février 2026. En deux ans, la prime moyenne d'un modèle électrique a bondi de 45 %. Voici d'où viennent ces 65 € d'écart annuel, et les leviers qui permettent de les effacer.

- 818 € par an pour une électrique contre 753 € en essence et 735 € en diesel, soit 9 à 11 % de plus (baromètre Assurland, 20 février 2026).
- La cause n'est pas seulement la batterie : 87 % des propriétaires d'électrique souscrivent un tous risques, la formule la plus chère (baromètre LeLynx.fr, avril 2026).
- La prime CEE pour l'occasion électrique, en vigueur depuis le 1er septembre 2026, rapporte environ 337 € une seule fois — moins que cinq ans de surcoût d'assurance.
- L'écart entre deux devis pour un même profil va du simple au triple : c'est le seul levier qui rapporte plusieurs centaines d'euros par an.
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- 818 € contre 753 € : la bascule a eu lieu en 2025
- D'où viennent ces 65 € : trois causes, dont une qui ne vient pas du véhicule
- Prime CEE de septembre 2026 : 337 € une fois, 65 € par an à vie
- Âge, région, modèle : le surcoût électrique est loin d'être le plus gros
- Cinq leviers pour ramener la cotisation sous les 700 €
- Questions fréquentes
818 € contre 753 € : la bascule a eu lieu en 2025
Assurer une voiture 100 % électrique coûte en moyenne 818 € par an, contre 753 € pour une essence et 735 € pour un diesel : c'est la première fois en France que l'électrique passe devant le thermique. Ces primes sont des cotisations annuelles moyennes tous profils confondus, publiées par le comparateur Assurland dans son analyse du 20 février 2026. Le mouvement est récent et rapide : en 2023, une électrique s'assurait encore pour 565 € par an. En deux ans, la prime a donc progressé de 45 %, quand l'ensemble du marché auto montait de 8 % sur un an pour atteindre 751 € en moyenne, et de 36 % depuis 2010.
| Motorisation | Prime annuelle moyenne | Écart avec le diesel |
|---|---|---|
| Électrique | 818 € | + 83 € (+ 11 %) |
| Essence | 753 € | + 18 € (+ 2 %) |
| Diesel | 735 € | Référence |
| Moyenne du marché | 751 € | + 16 € |
Cotisations annuelles moyennes tous profils et toutes formules confondus, relevées sur l'année 2025 et publiées par Assurland le 20 février 2026. La ligne « marché » correspond à la moyenne de l'ensemble du parc assuré.
Cette bascule ne concerne plus une niche. Selon le baromètre d'Avere-France de juillet 2026, l'électrique a représenté 35,4 % des immatriculations de voitures particulières neuves ce mois-là, soit plus d'une voiture neuve sur trois ; en mars 2026, 54 604 véhicules 100 % électriques avaient déjà été immatriculés en un seul mois, en hausse de 69,1 % sur un an. Autrement dit, le surcoût d'assurance ne touche plus quelques pionniers : il s'applique désormais à une part croissante des automobilistes français, y compris ceux qui achètent d'occasion.
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D'où viennent ces 65 € : trois causes, dont une qui ne vient pas du véhicule
Le surcoût s'explique par trois facteurs cumulés : le prix de la batterie, la technicité des réparations, et le fait que les propriétaires d'électrique choisissent presque tous la formule la plus chère. Ce troisième point est le plus souvent ignoré, alors qu'il pèse lourd dans la moyenne.
Les deux premières causes tiennent au véhicule lui-même. La batterie représente une part majeure de la valeur d'une électrique, ses pièces sont coûteuses et son remplacement mobilise des techniciens habilités : les interventions durent plus longtemps et coûtent plus cher, comme le détaille Assurland dans son analyse du 20 février 2026. Cette pression n'épargne d'ailleurs personne : selon SRA (Sécurité et Réparation Automobiles), l'organisme technique des assureurs français, le coût moyen d'une réparation automobile a progressé de 4 % au premier trimestre 2026 sur un an, et de près de 26 % en cinq ans, sous l'effet du prix des pièces détachées, de la main-d'œuvre et de la multiplication des aides à la conduite.
La troisième cause n'a rien à voir avec la mécanique. Selon le baromètre auto LeLynx.fr mis à jour le 2 avril 2026, à partir de primes relevées le 19 mars 2026, 87 % des propriétaires de véhicules électriques souscrivent une formule tous risques, contre 46 % pour l'ensemble des automobilistes. Or le tous risques coûte en moyenne 784 € par an quand le tiers revient à 526 €, soit 258 € d'écart. Une partie du « surcoût électrique » est donc un surcoût de couverture, choisi et non subi. Notre comparatif tiers ou tous risques détaille le seuil à partir duquel la formule complète cesse d'être rentable.
Prime CEE de septembre 2026 : 337 € une fois, 65 € par an à vie
Depuis le 1er septembre 2026, l'achat d'une voiture électrique d'occasion chez un professionnel ouvre droit à une prime CEE d'environ 337 €. C'est une aide unique, à mettre en regard d'un surcoût d'assurance qui, lui, revient chaque année. La nouvelle fiche du dispositif des certificats d'économies d'énergie a été publiée au Journal officiel le 12 août 2026, et le montant de 337 € correspond au certificat proposé par le gouvernement, comme l'a rapporté le Journal de l'Automobile le 17 août 2026. Sur cinq ans de détention, 65 € de surcoût annuel représentent 325 € : la prime couvre à peine l'écart d'assurance, et rien d'autre.
- Le véhicule doit être exclusivement électrique et avoir été immatriculé pour la première fois en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023.
- L'achat ou la location doit être réalisé auprès d'un professionnel de l'automobile : une vente entre particuliers n'ouvre aucun droit.
- La batterie doit conserver au moins 80 % de sa capacité initiale, ou satisfaire à une exigence équivalente. Faites inscrire cet état de santé au bon de commande.
- L'acquéreur ou le locataire doit conserver le véhicule pendant au moins trois ans.
- Le dispositif est ouvert sans condition de ressources et prévu pour quatre ans ; des coefficients majorés, portant la prime entre 2 000 et 2 360 €, sont réservés jusqu'à fin 2026 aux professionnels de l'aide à domicile et des services à la personne, pour des véhicules de moins de 25 000 €.
Le réflexe utile est simple et rarement appliqué : demandez un devis d'assurance avant de signer le bon de commande, pas après la livraison. Deux modèles d'occasion affichés au même prix chez le même concessionnaire peuvent présenter plusieurs centaines d'euros d'écart de cotisation annuelle, en fonction du coût des pièces et de la sinistralité du modèle. Sur cinq ans, cet écart pèse plus lourd que la remise obtenue à la négociation.
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Âge, région, modèle : le surcoût électrique est loin d'être le plus gros
Les 65 € d'écart entre électrique et essence pèsent peu à côté des 954 € qui séparent un conducteur de 20 ans d'un conducteur de 60 ans, ou des 360 € qui séparent la Bretagne de la Corse. La motorisation n'est qu'un critère parmi une dizaine, et rarement le plus déterminant.
| Critère | Fourchette observée | Écart annuel |
|---|---|---|
| Âge du conducteur | 508 € (56-70 ans) à 1 462 € (17-25 ans) | 954 € |
| Région de circulation | 592 € (Bretagne) à 952 € (Corse) | 360 € |
| Formule souscrite | 526 € (au tiers) à 784 € (tous risques) | 258 € |
| Motorisation | 735 € (diesel) à 818 € (électrique) | 83 € |
Âges et régions : cotisations annuelles moyennes 2025 publiées par Assurland le 20 février 2026. Formules : primes moyennes relevées le 19 mars 2026 et publiées dans le baromètre LeLynx.fr du 2 avril 2026.
Deux facteurs aggravent encore la note sur certains profils. Le premier est la marque : les modèles dont les pièces détachées restent chères tirent mécaniquement les primes vers le haut, et beaucoup d'électriques appartiennent à cette catégorie. Le second est climatique : l'orage de grêle qui a frappé Paris en mai 2025 a provoqué 196 millions d'euros de dommages et plus de 61 000 véhicules sinistrés, un coût que les assureurs répercutent sur l'ensemble des contrats. Si vous débutez, notre guide sur l'assurance jeune conducteur détaille les leviers propres à ce profil, de loin le plus pénalisé.
Cinq leviers pour ramener la cotisation sous les 700 €
Le levier le plus rentable n'est ni la formule ni la franchise : c'est la mise en concurrence, parce qu'à garanties équivalentes et pour un même profil, les propositions peuvent varier du simple au triple. Aucun autre arbitrage ne produit un écart de cet ordre. Les quatre autres viennent ensuite, dans cet ordre de rendement décroissant.
- Demandez au moins trois devis à garanties strictement identiques : même franchise, même assistance, même garantie du conducteur. Un contrat 80 € moins cher avec 200 € de franchise supplémentaire n'est pas moins cher.
- Vérifiez comment la batterie est couverte. Batterie en propriété ou en location, prise en charge du câble et de la wallbox, assistance en cas de panne de charge : ces postes varient énormément d'un assureur à l'autre et n'apparaissent pas dans le prix affiché.
- Réexaminez la formule au-delà de cinq ans de détention. Le tous risques est un réflexe légitime sur un véhicule récent ; sur une occasion électrique dont la valeur a fortement décoté, l'écart de 258 € par an ne se justifie plus toujours.
- Déclarez un kilométrage réel plutôt qu'estimé, et signalez un usage domicile-travail limité : plusieurs assureurs appliquent une remise aux petits rouleurs, profil fréquent chez les propriétaires d'électrique.
- Regardez le mode de calcul de la valeur d'indemnisation en cas de vol ou de destruction. Valeur à dire d'expert, valeur d'achat pendant 24 ou 36 mois : sur une électrique qui décote vite, c'est la clause qui coûte ou rapporte le plus.
Reste le calendrier. Si votre contrat auto a plus d'un an, vous pouvez le résilier à tout moment, sans frais ni justificatif, avec effet un mois après la demande : c'est la loi Hamon, rappelée par service-public.fr, et c'est le nouvel assureur qui se charge des formalités, ce qui évite toute rupture de garantie. Si le contrat a moins d'un an, il faut viser l'échéance annuelle avec deux mois de préavis. Notre page assurance auto permet de chiffrer les offres du marché sur votre véhicule et votre profil, et notre guide sur la résiliation en loi Hamon détaille la marche à suivre et les délais.
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Questions fréquentes
Une voiture électrique coûte-t-elle plus cher à assurer qu'une essence en 2026 ?
Oui. Selon le baromètre publié par Assurland le 20 février 2026, la prime moyenne d'une voiture électrique atteint 818 € par an, contre 753 € pour une essence et 735 € pour un diesel, soit 9 à 11 % de plus. C'est une première en France : jusqu'en 2023, l'électrique s'assurait moins cher, à 565 € par an en moyenne. L'écart s'explique par le coût des batteries, la technicité des réparations et le fait que 87 % des propriétaires d'électrique choisissent la formule tous risques.
Faut-il assurer une voiture électrique au tiers ou tous risques ?
Le tous risques reste recommandé les cinq premières années, parce qu'il couvre les dommages au véhicule et à sa batterie même quand vous êtes responsable, et que le coût de remplacement d'un pack batterie dépasse vite la valeur du véhicule. Au-delà, quand la valeur de revente a fortement décoté, l'écart de 258 € par an entre le tiers et le tous risques mesuré par LeLynx.fr en mars 2026 ne se justifie plus toujours. Le bon repère : si la valeur de votre véhicule est inférieure à cinq fois l'écart annuel de prime, le tiers devient défendable.
La batterie est-elle couverte par l'assurance auto ?
Cela dépend du contrat et du statut de la batterie. Si elle est votre propriété, elle est en principe couverte comme le reste du véhicule par les garanties dommages, vol et incendie du tous risques, mais certains contrats plafonnent l'indemnisation ou appliquent une décote spécifique. Si elle est louée au constructeur, c'est le contrat de location qui prévoit sa prise en charge, et l'assurance auto n'intervient que sur le véhicule. Dans les deux cas, la panne de charge, le câble et la borne domestique font l'objet de garanties distinctes qu'il faut vérifier ligne à ligne.
La prime CEE pour une électrique d'occasion compense-t-elle le surcoût d'assurance ?
Partiellement seulement. La prime CEE créée par la fiche publiée au Journal officiel du 12 août 2026 et applicable depuis le 1er septembre 2026 s'élève à environ 337 €, versés une seule fois. Le surcoût d'assurance d'une électrique par rapport à une essence est d'environ 65 € par an : sur cinq ans de détention, soit la durée minimale utile pour ce type d'achat, il atteint 325 €. La prime couvre donc à peu près l'écart d'assurance sur cinq ans, mais ne compense ni l'entretien, ni la décote, ni les écarts entre assureurs.
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