Chauffage 2026-2027 : gaz 0,16 €, élec 0,20 €, PAC 0,07 €
Produire un kilowattheure de chaleur coûte 0,162 € avec une chaudière gaz à condensation, 0,200 € avec un convecteur électrique et 0,069 € avec une pompe à chaleur air/eau, aux prix publics applicables au 1er octobre 2026. Pour un logement qui réclame 10 000 kWh de chaleur dans l'hiver, l'écart entre la première et la dernière solution atteint 927 € sur la seule consommation. Tout tient à une distinction que votre facture ne fait jamais : le kilowattheure que vous payez n'est pas celui qui vous réchauffe.

- Le kWh de chaleur revient à 0,162 € au gaz, 0,200 € au convecteur électrique, 0,159 € en chauffage électrique piloté en heures creuses et 0,069 € avec une pompe à chaleur air/eau (calcul Je Simule, prix d'octobre 2026).
- Le prix repère de vente de gaz de la CRE atteint 182,88 €/MWh TTC au 1er octobre 2026, contre 172,05 € en septembre, soit +6,3 % en un mois.
- L'abonnement gaz « chauffage » coûte 360,79 € par an TTC, contre 190,32 € pour un compteur électrique de 6 kVA au tarif réglementé.
- Environ 40 % des ménages chauffés au gaz sont en offre à prix fixe : la hausse d'octobre ne s'applique pas à eux.
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- Le vrai prix d'un kWh de chaleur au 1er octobre 2026
- Gaz : +6,3 % au 1er octobre, au moment où les chaudières redémarrent
- Électricité : 0,2001 € le kWh, mais 190 € d'abonnement avant le premier radiateur
- Les trois variables qui peuvent faire mentir ce calcul
- Ce qui se change en trois semaines, et ce qui prend un hiver
- Questions fréquentes
Le vrai prix d'un kWh de chaleur au 1er octobre 2026
Un kilowattheure de chaleur coûte 0,162 € avec une chaudière gaz à condensation, 0,200 € avec un convecteur électrique et 0,069 € avec une pompe à chaleur air/eau, aux prix du 1er octobre 2026. Le kWh de chaleur est celui qui arrive dans la pièce, pas celui qui est acheté au fournisseur. Entre les deux, un appareil transforme : une chaudière à condensation perd une fraction de l'énergie dans ses fumées, un convecteur n'en perd aucune, une pompe à chaleur en restitue davantage qu'elle n'en consomme en puisant le complément dans l'air extérieur. C'est ce coefficient de transformation, et non le prix affiché sur la facture, qui décide du budget de l'hiver.
| Chauffage | Énergie achetée | kWh de chaleur | 10 000 kWh |
|---|---|---|---|
| Chaudière gaz à condensation | 0,1456 €/kWh | 0,162 € | 1 617 € |
| Convecteur électrique | 0,2001 €/kWh | 0,200 € | 2 001 € |
| Chauffage élec. heures creuses | 0,1589 €/kWh | 0,159 € | 1 589 € |
| Pompe à chaleur air/eau | 0,2001 €/kWh | 0,069 € | 690 € |
Calcul Je Simule. Prix du gaz : grille du prix repère de vente de gaz publiée par la CRE (Commission de régulation de l'énergie) le 10 septembre 2026 pour le mois d'octobre, usage chauffage, zone GRDF. Prix de l'électricité : tarif réglementé de vente (tarif bleu EDF) au 1er août 2026, compteur 6 kVA. Rendement de 90 % retenu pour une chaudière gaz à condensation, l'ADEME indiquant un rendement supérieur à 90 % pour les modèles les plus performants. COP de 2,9 retenu pour la pompe à chaleur air/eau, moyenne mesurée par l'ADEME sur 100 installations suivies en conditions réelles. Consommation annuelle et abonnements exclus de la dernière colonne.
Deux enseignements en sortent. Le gaz reste moins cher que le chauffage électrique direct, mais l'écart est tombé à 384 € par an sur 10 000 kWh de chaleur : selon le service statistique du ministère de la Transition écologique (SDES, publication du 23 juillet 2026), le prix moyen de l'électricité payé par les ménages français a baissé de 9 % en un an, à 254,6 €/MWh TTC, pendant que le gaz remontait. Et la pompe à chaleur divise la facture de chauffage par 2,3 face au gaz — à condition d'atteindre le COP moyen observé par l'ADEME, ce qui n'a rien d'automatique.
Ce calcul utilise les repères publics. À votre adresse, les offres du marché se situent au-dessus ou en dessous : comparez-les sur votre consommation réelle, abonnement compris.
Gaz : +6,3 % au 1er octobre, au moment où les chaudières redémarrent
La Commission de régulation de l'énergie a annoncé le 10 septembre 2026 que son prix repère de vente de gaz passerait de 172,05 à 182,88 €/MWh TTC au 1er octobre, soit une hausse de 6,3 % en un mois. Le prix repère n'est pas une offre : c'est un indicateur mensuel publié par la CRE depuis la fin des tarifs réglementés du gaz, le 30 juin 2023, pour donner aux ménages un point de comparaison. Seule la part « approvisionnement » évolue au 1er octobre, conséquence de la remontée des cotations sur le marché de gros européen en août. Une partie des offres du marché y sont indexées et suivent la hausse au centime près.
Tous les ménages ne sont pas concernés. Environ 40 % des consommateurs résidentiels de gaz avaient souscrit une offre à prix fixe fin 2025, selon la CRE : leur prix du kWh ne bouge pas au 1er octobre. Les 10,31 millions de ménages disposant d'un contrat de gaz au 31 mars 2026 se partagent donc en deux populations qui vivront cet hiver très différemment. Savoir dans laquelle vous êtes prend une minute : c'est la ligne « prix du kWh » de vos conditions contractuelles.
Électricité : 0,2001 € le kWh, mais 190 € d'abonnement avant le premier radiateur
Le tarif réglementé de vente de l'électricité s'établit à 0,2001 € le kWh TTC en option Base pour un compteur 6 kVA depuis la révision du 1er août 2026, qui a relevé le tarif de 2,5 % TTC en moyenne. S'y ajoute un abonnement de 15,86 € par mois, soit 190,32 € par an, dû que l'on chauffe ou non. En chauffage électrique, l'option tarifaire pèse presque autant dans la facture que le fournisseur choisi.
- Option Base, 6 kVA : 0,2001 €/kWh TTC, un prix identique à toute heure du jour et de la nuit.
- Option Heures Creuses : 0,2142 €/kWh en heures pleines et 0,1589 €/kWh pendant les 8 heures creuses quotidiennes fixées par Enedis — soit 26 % d'écart entre les deux plages.
- Abonnement : 15,86 €/mois en 6 kVA, 19,88 €/mois en 9 kVA, quelle que soit l'option retenue.
- Depuis le 1er février 2026, les puissances de 9 à 36 kVA de l'option Base du tarif bleu sont en extinction et ne sont plus souscriptibles : un logement qui passe à 9 kVA pour accueillir une pompe à chaleur bascule donc en Heures Creuses.
Cette bascule n'est pas une punition : un chauffe-eau et une pompe à chaleur programmés sur les heures creuses consomment l'essentiel de leur énergie à 0,1589 € le kWh, soit 21 % de moins que le tarif Base. Encore faut-il que les plages attribuées correspondent à vos usages : notre guide sur les nouveaux horaires d'heures creuses détaille le calcul, celui sur le choix entre 6 et 9 kVA chiffre l'écart d'abonnement.
Renseignez votre consommation annuelle et votre mode de chauffage : le comparateur confronte les offres d'électricité et de gaz disponibles chez vous, abonnement inclus.
Les trois variables qui peuvent faire mentir ce calcul
Le coût du kWh de chaleur n'est pas une constante : selon le COP réellement atteint et la zone de raccordement, il varie du simple au double pour une même solution. Donner ces fourchettes vaut mieux qu'un chiffre unique, parce que c'est là que se jouent les mauvaises surprises de janvier.
- Le COP réel de la pompe à chaleur. L'ADEME a mesuré une moyenne de 2,9 sur 100 installations suivies en conditions réelles, mais certaines dépassent 4 quand d'autres plafonnent à 1,8. À 1,8, le kWh de chaleur revient à 0,111 € : encore sous le gaz, mais l'économie fond de moitié. Qualité de la pose et réglage de la température de départ d'eau font l'essentiel de l'écart.
- La zone géographique, pour le gaz. Le coût de transport et de stockage varie selon le lieu de raccordement : pour l'usage chauffage en octobre 2026, la CRE publie une fourchette de 0,13594 à 0,16436 € TTC le kWh. Traduit en chaleur, 0,151 € à 0,183 € — jusqu'à 320 € d'écart annuel sur 10 000 kWh, à contrat identique.
- L'investissement, absent du tableau. Les colonnes ci-dessus ne comparent que l'énergie consommée. Une pompe à chaleur suppose un achat et une installation ; une chaudière gaz, un entretien annuel obligatoire et un abonnement de 360,79 € par an TTC, qui couvre il est vrai aussi l'eau chaude et la cuisson.
Ce qui se change en trois semaines, et ce qui prend un hiver
Changer de fournisseur prend une vingtaine de jours, ne coûte rien et n'entraîne aucune coupure ; changer d'équipement de chauffage prend une saison et plusieurs milliers d'euros. Avant le 1er novembre, seul le premier levier est réellement actionnable — et c'est celui dont l'effet est immédiat sur la facture de l'hiver.
- Relevez votre consommation annuelle en kilowattheures sur votre dernière facture de régularisation, et non votre mensualité, qui n'est qu'une avance.
- Vérifiez si votre offre de gaz est à prix fixe ou indexée sur le prix repère de la CRE : la hausse du 1er octobre ne concerne que la seconde.
- Comparez des budgets annuels complets, abonnement inclus : en électricité, l'abonnement pèse déjà 190,32 € par an en 6 kVA avant le moindre kilowattheure consommé.
- Si vous chauffez à l'électricité, testez l'option Heures Creuses dans le calcul : à 0,1589 € le kWh, elle change le classement dès que la moitié de la consommation bascule sur ces plages.
Le changement est sans risque technique : le nouveau fournisseur résilie l'ancien contrat, le compteur reste géré par Enedis ou GRDF, aucune intervention n'a lieu chez vous. Notre guide sur les délais d'un changement de fournisseur reprend le calendrier, la page comparateur électricité & gaz met les offres en face de votre consommation réelle, et si votre échéancier a été bâti sur les prix de l'an dernier, l'ajustement des mensualités avant l'hiver évite la régularisation du printemps.
Le prix repère du gaz augmente de 6,3 % ce jour-là. Comparez maintenant les offres disponibles à votre adresse : le changement est gratuit et sans coupure.
Questions fréquentes
Quel est le prix du kWh de gaz en octobre 2026 ?
Pour un usage chauffage, le prix repère de vente de gaz publié par la CRE s'établit à 0,14557 € le kWh TTC en moyenne sur la zone GRDF au 1er octobre 2026, avec un abonnement de 360,79 € par an. Pour un usage cuisson et eau chaude uniquement, le kWh ressort à 0,17832 € TTC avec un abonnement de 152,46 € par an. Ces valeurs sont des repères indicatifs : chaque fournisseur fixe librement son prix, au-dessus ou en dessous.
Est-il moins cher de se chauffer au gaz ou à l'électricité en 2026 ?
Au gaz, dans la plupart des cas : 0,162 € le kWh de chaleur avec une chaudière à condensation, contre 0,200 € avec un convecteur électrique aux prix d'octobre 2026. L'écart représente 384 € par an pour un logement qui consomme 10 000 kWh de chaleur. Mais la comparaison s'inverse avec une pompe à chaleur air/eau, qui descend à 0,069 € le kWh de chaleur, soit 2,3 fois moins cher que le gaz.
La hausse du gaz du 1er octobre 2026 s'applique-t-elle à tout le monde ?
Non. Elle concerne uniquement les offres indexées sur le prix repère de vente de gaz de la CRE. Les ménages en offre à prix fixe, soit environ 40 % des consommateurs résidentiels de gaz fin 2025 selon le régulateur, conservent leur prix du kWh jusqu'à l'échéance de leur contrat. La ligne « prix du kWh » de vos conditions contractuelles indique dans quelle catégorie vous vous trouvez.
Changer de fournisseur d'énergie coupe-t-il le chauffage ?
Non, à aucun moment. Le compteur reste géré par Enedis pour l'électricité et par GRDF pour le gaz, quel que soit le fournisseur : aucune intervention technique n'a lieu au domicile et l'alimentation n'est jamais interrompue. Le nouveau fournisseur se charge de résilier l'ancien contrat, l'opération est gratuite, sans engagement et sans préavis, y compris en pleine saison de chauffe.
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