Fauteuil roulant 2026 : 0 € à l'achat, 40 % en location
Le 1er décembre 2025, la phrase est devenue vraie : « tous les fauteuils roulants sont intégralement pris en charge par l'Assurance maladie », écrit le ministère chargé des personnes handicapées dans son communiqué du jour même. Vraie, mais incomplète — et l'écart se loge exactement là où se trouvent la plupart des seniors. Le même communiqué donne le volume : environ 150 000 fauteuils roulants achetés et 500 000 loués chaque année en France. Or la prise en charge à 100 % vise l'achat et la location longue durée. La location courte durée — celle que l'on prescrit après une fracture du col du fémur, une prothèse de hanche, une immobilisation de quelques semaines — n'est pas exonérée du ticket modérateur, comme l'indique noir sur blanc la FAQ officielle de handicap.gouv.fr, mise à jour le 18 août 2026. Sur ce cas-là, c'est votre complémentaire santé qui doit payer le solde, en vertu du décret n° 2025-1131 du 26 novembre 2025, publié au Journal officiel du 27 novembre. Et c'est précisément là que le calendrier se complique : le Bulletin officiel de la sécurité sociale, dans sa mise à jour du 5 mars 2026, accorde aux contrats un délai de mise en conformité qui court jusqu'au 31 décembre 2026. Autrement dit, en octobre 2026, un contrat senior parfaitement légal peut encore ne pas couvrir cette ligne. Voici le détail de qui paie quoi, selon que vous achetez ou que vous louez.

- Achat et location longue durée : 0 €, sans complémentaire. Depuis le 1er décembre 2025, l'Assurance maladie ou la MSA prend en charge à 100 % les véhicules pour personnes en situation de handicap inscrits à la LPP et conformes à la nomenclature — fauteuils manuels, électriques, scooters modulaires. Le reste à charge est nul, et la complémentaire santé n'intervient pas (ameli.fr, actualité du 1er décembre 2025).
- Location courte durée : la mutuelle redevient indispensable. La FAQ de handicap.gouv.fr, mise à jour le 18 août 2026, précise qu'il n'y a « pas d'exonération du ticket modérateur » sur la location de moins de six mois. Previssima chiffrait ce ticket modérateur à 40 % dans son analyse du 28 novembre 2025 : c'est la part que le contrat responsable doit couvrir, jusqu'au prix limite de vente.
- Le délai que personne ne vous dira : 31 décembre 2026. D'après la mise à jour du Bulletin officiel de la sécurité sociale du 5 mars 2026, les contrats conclus, renouvelés ou prenant effet jusqu'au 1er juin 2026 ont jusqu'à la fin de l'année pour intégrer cette garantie sans perdre leur caractère responsable. Un contrat signé avant juin peut donc, aujourd'hui encore, ne rien prévoir.
- Et une bascule au 30 novembre 2026. La période transitoire pendant laquelle l'ancienne et la nouvelle nomenclature coexistent s'achève le 30 novembre 2026 ; à compter du 1er décembre 2026, seul le nouveau cadre s'applique (ameli.fr, page professionnels consacrée à la prise en charge des VPH). Les prescriptions anciennes en cours méritent d'être revues avant cette date.
Ce qui a réellement basculé le 1er décembre 2025
La réforme n'est pas un geste tarifaire isolé : c'est une réécriture complète de la nomenclature. L'arrêté du 6 février 2025, publié au Journal officiel et consultable sur Légifrance, a refondu les modalités de prise en charge des véhicules pour personnes en situation de handicap — les « VPH » dans le vocabulaire administratif — aux titres I et IV de la liste des produits et prestations prévue à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale. Un avis du 17 juillet 2025 a ensuite fixé les prix limites de vente, c'est-à-dire le montant maximal qu'un distributeur a le droit de facturer pour un fauteuil, une option ou une adjonction remboursable. C'est ce plafond, et non une promesse générale, qui fait tenir le reste à charge à zéro.
L'effet sur les plafonds est spectaculaire, et la FAQ gouvernementale mise à jour le 18 août 2026 en donne trois exemples précis. Un fauteuil électrique verticalisateur passe d'un peu plus de 5 000 € à 21 000 €, options comprises. Un fauteuil manuel actif soudé passe de 600 € à plus de 6 000 €. Un fauteuil de sport manuel passe de 600 € à 2 400 €, au-delà desquels une demande d'accord préalable devient nécessaire. Ces montants n'étaient pas des restes à charge théoriques : c'est l'écart que les familles réglaient, souvent après un parcours de financement à plusieurs guichets. La réforme supprime les guichets multiples et fait de l'Assurance maladie le payeur unique.
Mais le texte distingue trois situations, et c'est cette distinction qui décide si votre complémentaire sert à quelque chose. La page professionnels d'ameli.fr consacrée à la prise en charge des VPH les sépare explicitement : l'achat, pour un besoin supérieur à six mois, à privilégier ; la location longue durée, pour un besoin durable mais évolutif ; et la location courte durée, pour un besoin inférieur à six mois, accordée par forfaits hebdomadaires de trois mois renouvelables une fois.
| Situation | Qui paie | Reste à charge sans complémentaire | Rôle de la mutuelle senior |
|---|---|---|---|
| Achat (besoin supérieur à 6 mois) | Assurance maladie ou MSA, à 100 % | Aucun pour le fauteuil remboursé | Aucun : la garantie ne change rien sur ce poste |
| Location longue durée (besoin durable et évolutif) | Assurance maladie ou MSA, à 100 % | Aucun pour le fauteuil remboursé | Aucun : la garantie ne change rien sur ce poste |
| Location courte durée (moins de 6 mois) | Assurance maladie partiellement, puis complémentaire responsable | Le ticket modérateur, non exonéré | Déterminant : le contrat doit solder jusqu'au prix limite de vente |
| Options hors nomenclature sans lien avec le handicap | L'assuré | Intégralité du prix facturé | Variable, et rarement prévu |
Sources : ameli.fr, actualité « Fauteuils roulants : une prise en charge intégrale depuis le 1er décembre 2025 », publiée le 1er décembre 2025, et page professionnels « Prise en charge des fauteuils roulants ou véhicules pour personnes en situation de handicap (VPH) » ; FAQ « Réforme de la prise en charge intégrale des fauteuils roulants » de handicap.gouv.fr, mise à jour le 18 août 2026 (question 49 pour l'absence d'exonération du ticket modérateur en location courte durée) ; décret n° 2025-1131 du 26 novembre 2025, publié au Journal officiel n° 0278 du 27 novembre 2025, qui modifie les articles R. 160-5 et R. 871-2 du code de la sécurité sociale.
Lisez bien la troisième ligne, parce qu'elle contredit tout ce que vous avez pu entendre sur cette réforme. Les deux premières lignes sont celles qui ont fait les titres ; la troisième est celle qui concerne, en volume, le plus grand nombre de personnes âgées. Un fauteuil prescrit pour six semaines après une pose de prothèse de genou n'entre pas dans la prise en charge intégrale. Il entre dans le régime du ticket modérateur, et donc dans le champ de votre complémentaire.
Sur la location de matériel, le forfait hospitalier, le dentaire et l'audioprothèse, l'écart entre deux contrats senior se compte en centaines d'euros par an. La comparaison est gratuite et sans engagement.
Les 500 000 locations annuelles, angle mort de la réforme
Reprenons le chiffre du communiqué gouvernemental du 1er décembre 2025, parce qu'il est rarement cité : 150 000 fauteuils achetés, 500 000 loués chaque année. Les locations représentent donc un peu plus de trois délivrances sur quatre. Toutes ne sont pas des locations courtes — la location longue durée, intégralement prise en charge, en absorbe une part —, mais la location courte est de loin le mode d'accès le plus fréquent après une hospitalisation. C'est le fauteuil qu'on rapporte, celui qu'on garde six semaines, celui que personne ne considère comme un achat et dont personne ne lit le devis.
La nomenclature du titre I publiée par handicap.gouv.fr en décembre 2025 en décrit la mécanique précise : la location se facture par forfaits hebdomadaires, de date à date, avec un plafond de 26 forfaits hebdomadaires consécutifs par année glissante, soit six mois au maximum. Le forfait couvre le fauteuil, ses adjonctions et accessoires, les réparations nécessaires pendant la location et le remplacement en cas de panne. La prise en charge est accordée pour trois mois, prolongeable de trois mois. Au terme, trois issues : rendre le fauteuil, activer l'option d'achat, ou prolonger sans option d'achat ensuite.
C'est pour cette séquence que le décret n° 2025-1131 du 26 novembre 2025 a été pris. Publié au Journal officiel n° 0278 du 27 novembre 2025, il modifie deux articles du code de la sécurité sociale : l'article R. 160-5, qui fixe la participation de l'assuré, et l'article R. 871-2, qui définit le cahier des charges des contrats responsables. Sa conséquence est directe : un contrat responsable doit désormais couvrir, sur ces locations, la différence entre la base de remboursement de la Sécurité sociale et le prix limite de vente. Previssima, dans son analyse du 28 novembre 2025, chiffre le ticket modérateur concerné à 40 %. Si votre contrat joue son rôle, vous ne payez rien ; s'il ne le joue pas encore, vous payez ces 40 %.
Comment savoir où vous en êtes, sans attendre d'avoir le devis entre les mains ? Trois vérifications suffisent, et elles se font sur les documents que vous avez déjà.
- Ouvrez votre tableau de garanties à la rubrique « appareillage », « prothèses » ou « dispositifs médicaux ». C'est là que se loge la location de matériel, presque jamais sous le mot « fauteuil ». Cherchez une mention du type « 100 % Santé », « frais réels dans la limite du prix limite de vente », ou un pourcentage de la base de remboursement. Un contrat à 100 % de la base de remboursement ne couvre que le ticket modérateur de l'Assurance maladie, ce qui est ici exactement ce qu'il faut — mais seulement si le prix limite de vente est respecté.
- Regardez la date d'effet de votre contrat, pas la date de souscription initiale. C'est elle qui détermine si la tolérance du BOSS vous concerne. Contrat reconduit avant le 1er juin 2026 : la garantie peut légitimement manquer jusqu'au 31 décembre. Contrat souscrit ou renouvelé après : elle doit y être.
- Demandez une confirmation écrite à votre organisme, en citant le décret. Une question formulée ainsi obtient une réponse utilisable : « Mon contrat couvre-t-il, au titre de l'article R. 871-2 du code de la sécurité sociale tel que modifié par le décret n° 2025-1131 du 26 novembre 2025, la location courte durée des véhicules pour personnes en situation de handicap jusqu'au prix limite de vente ? » Conservez la réponse : elle vaudra engagement.
- Avant de signer le devis du prestataire, vérifiez qu'il mentionne le prix limite de vente de chaque élément remboursé. La FAQ gouvernementale du 18 août 2026 en fait une obligation. Un devis qui ne le fait pas est un devis à renvoyer.
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Le calendrier qu'il reste à tenir avant janvier
Trois dates se télescopent d'ici la fin de l'année, et elles n'ont pas le même effet selon que vous soyez déjà équipé, en cours de prescription, ou simplement en train de choisir une complémentaire pour 2027. Les voici dans l'ordre où elles vont tomber.
| Date | Ce qui se passe | Qui est concerné |
|---|---|---|
| 30 novembre 2026 | Fin de la période transitoire : l'ancienne nomenclature VPH ne peut plus s'appliquer | Toute prescription ancienne encore en cours ou non exécutée |
| 1er décembre 2026 | Application exclusive du nouveau cadre issu de l'arrêté du 6 février 2025 | Tous les nouveaux dossiers, prescripteurs et prestataires |
| 31 décembre 2026 | Fin de la tolérance du BOSS pour les contrats conclus ou renouvelés jusqu'au 1er juin 2026 | Les assurés dont le contrat ne mentionne pas encore cette garantie |
| 1er janvier 2027 | Tous les contrats responsables doivent couvrir la location courte durée et les prothèses capillaires de classe 2 | L'ensemble des assurés en contrat responsable |
Sources : ameli.fr, page professionnels « Prise en charge des fauteuils roulants ou véhicules pour personnes en situation de handicap (VPH) », pour les dates du 30 novembre et du 1er décembre 2026 et pour le régime dérogatoire fondé sur la nomenclature du 6 février 2025 ; mise à jour du Bulletin officiel de la sécurité sociale du 5 mars 2026, relayée par Previssima le 10 mars 2026, pour la tolérance accordée aux contrats responsables ; décret n° 2025-1131 du 26 novembre 2025 pour les prothèses capillaires de classe 2.
Si une prescription de fauteuil est en cours dans votre famille, la première ligne mérite un appel au prescripteur avant la fin novembre. La page professionnels d'ameli.fr précise qu'un régime dérogatoire permet, pendant la transition, d'appliquer l'ancienne ou la nouvelle nomenclature selon les conditions du dossier ; à partir du 1er décembre 2026, cette souplesse disparaît. Un dossier monté sur l'ancien référentiel et non abouti devra être repris.
Un mot sur la seconde extension portée par le même décret, parce qu'elle concerne aussi les 55 ans et plus sans qu'on y pense : les prothèses capillaires. Depuis le 1er janvier 2026, celles de classe 2 — au moins 30 % de cheveux naturels ou fibres haut de gamme — entrent dans le 100 % Santé et doivent être prises en charge sans reste à charge par les contrats responsables. Pour les classes 3 et 4, aucune obligation : les organismes remboursent selon leurs garanties. Après une chimiothérapie, l'écart entre les deux régimes se chiffre en centaines d'euros.
Ce que « 100 % » ne paie toujours pas
Une prise en charge intégrale a un périmètre, et le périmètre a des bords. La FAQ gouvernementale du 18 août 2026 les énumère sans détour, et il vaut mieux les connaître avant de signer un devis que de les découvrir sur une facture.
- Les options hors nomenclature sans lien avec le handicap — la personnalisation esthétique est l'exemple donné par la FAQ — sont facturables en sus, à votre charge.
- Les dépassements de tarif ne sont pas couverts, et la FAQ précise qu'ils n'ouvrent droit à aucune aide de la MDPH. D'où l'importance du prix limite de vente inscrit au devis : au-delà, personne ne paie à votre place.
- L'assurance responsabilité civile est recommandée pour les fauteuils électriques et les scooters. Elle n'est ni obligatoire ni remboursée, et relève souvent d'une extension de votre contrat habitation.
- Les forfaits d'entretien et de réparation sont annuels et plafonnés. Au-delà du plafond, la dépense sort du forfait.
- Le renouvellement avant cinq ans n'est pas automatique : le délai minimal est de cinq ans pour les plus de 16 ans, et un renouvellement anticipé suppose une évolution des besoins et une nouvelle prescription.
Sur les forfaits de maintenance, la réforme a tout de même été généreuse, et c'est un point concret pour qui utilise un fauteuil au quotidien depuis des années. L'Assurance maladie annonce, dans son actualité du 1er décembre 2025, une hausse de 50 % de ces forfaits annuels.
| Forfait annuel d'entretien et de réparation | Avant le 1er décembre 2025 | Depuis le 1er décembre 2025 |
|---|---|---|
| Fauteuil roulant manuel | 177 € | 260 € |
| Fauteuil roulant électrique | 510 € | 750 € |
Montants publiés par l'Assurance maladie sur ameli.fr dans son actualité du 1er décembre 2025 (« hausse de 50 % des forfaits de maintenance ») et détaillés, pour les montants antérieurs, par la FAQ « Réforme de la prise en charge intégrale des fauteuils roulants » de handicap.gouv.fr mise à jour le 18 août 2026 (question 24).
La réforme fonctionne-t-elle ? Le gouvernement a publié un premier bilan le 22 mai 2026 : 185 000 personnes ont été équipées depuis le 1er décembre 2025, et une instruction ministérielle du 12 mai 2026, prise après le comité de suivi du 15 avril 2026, engage une série de corrections — cartographie nationale des prescripteurs, outil d'aide au remplissage des fiches de prescription, ouverture de la location courte durée de certains fauteuils standards aux infirmiers en pratique avancée. Le même texte rappelle que « les pratiques créant des restes à charge vont à l'encontre de l'esprit de la réforme ». La formulation est révélatrice : six mois après l'entrée en vigueur, des restes à charge existaient encore.
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Ce qu'il faut faire avant le 31 décembre
Cette réforme illustre une mécanique que l'on retrouve sur tous les postes passés au 100 % Santé : l'Assurance maladie augmente sa part, le reste à charge théorique tombe à zéro, et la question se déplace vers le contrat complémentaire — qui respecte le cahier des charges, qui l'applique déjà, et qui attend l'échéance suivante. Le même raisonnement vaut pour les lunettes, les prothèses dentaires et les audioprothèses, dont nous avons détaillé le fonctionnement et les angles morts dans notre guide sur le 100 % Santé.
Pour les semaines qui viennent, l'ordre des opérations est simple, et chaque étape se règle en une dizaine de minutes.
- Relevez la date d'effet de votre contrat. Antérieure au 1er juin 2026 : la garantie « location courte durée de VPH » peut encore manquer, légalement, jusqu'au 31 décembre. Postérieure : elle doit déjà figurer au tableau de garanties.
- Cherchez la rubrique appareillage de votre tableau de garanties et vérifiez la formulation. « 100 % de la base de remboursement » couvre le ticket modérateur ; « frais réels dans la limite du prix limite de vente » est la formulation attendue pour le 100 % Santé.
- Si une prescription est en cours, appelez le prescripteur avant le 30 novembre 2026. C'est la date à laquelle l'ancienne nomenclature cesse de pouvoir s'appliquer.
- Si la garantie manque et que votre avis d'échéance 2027 arrive, comparez. C'est la seule fenêtre de l'année où un changement se décide sans friction, et elle se referme avec le préavis.
- Conservez devis et accusés de réception. Le devis doit mentionner le prix limite de vente de chaque élément remboursé ; l'accusé de réception d'une demande d'accord préalable fait courir le délai de deux mois au terme duquel le silence vaut accord.
Une dernière chose, qui vaut pour tout cet automne. Le matériel médical n'est pas le seul poste où l'écart entre deux contrats se creuse après 60 ans : le transport sanitaire en est un autre, et nous avons détaillé ce que l'Assurance maladie laisse à payer sur l'ambulance et le VSL. Les cotisations, elles, vont bouger au 1er janvier : les prévisions et le calendrier de résiliation sont dans notre guide sur la hausse annoncée pour 2027. Toutes nos analyses chiffrées destinées aux 55 ans et plus sont regroupées sur notre page mutuelle senior, et les comparatifs tous âges sur notre page mutuelle santé.
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Questions fréquentes
Mon fauteuil roulant est-il vraiment remboursé à 100 % en 2026 ?
Oui si vous l'achetez ou si vous le prenez en location longue durée, non si vous le louez pour moins de six mois. L'Assurance maladie indique, dans son actualité du 1er décembre 2025, que les véhicules pour personnes en situation de handicap inscrits à la liste des produits et prestations et conformes à la nouvelle nomenclature sont pris en charge intégralement, sans reste à charge, par l'Assurance maladie ou la MSA : fauteuils manuels, électriques, sportifs, poussettes, cycles modulaires et scooters modulaires. En revanche, la FAQ officielle de handicap.gouv.fr, mise à jour le 18 août 2026, précise pour la location courte durée qu'il n'y a « pas d'exonération du ticket modérateur ni de prise en charge à 100 % par l'Assurance maladie obligatoire ». Sur ce cas, c'est la complémentaire santé qui doit couvrir le solde jusqu'au prix limite de vente, en application du décret n° 2025-1131 du 26 novembre 2025. Restent par ailleurs à votre charge, quel que soit le mode d'acquisition, les options hors nomenclature sans lien avec le handicap, comme la personnalisation esthétique, et les éventuels dépassements du prix limite de vente.
Ma mutuelle doit-elle payer la location d'un fauteuil roulant après une opération ?
Elle le doit, mais pas forcément tout de suite. Le décret n° 2025-1131 du 26 novembre 2025, publié au Journal officiel du 27 novembre 2025, modifie l'article R. 871-2 du code de la sécurité sociale, qui fixe le cahier des charges des contrats responsables : depuis le 1er décembre 2025, ces contrats doivent prendre en charge la location courte durée des véhicules pour personnes en situation de handicap jusqu'au prix limite de vente, déduction faite du remboursement de l'Assurance maladie. Previssima chiffrait le ticket modérateur concerné à 40 % dans son analyse du 28 novembre 2025. Mais le Bulletin officiel de la sécurité sociale, dans sa mise à jour publiée le 5 mars 2026, accorde un délai de mise en conformité jusqu'au 31 décembre 2026 aux contrats conclus, renouvelés ou prenant effet jusqu'au 1er juin 2026 inclus, sans que ces contrats perdent leur caractère responsable. En pratique : vérifiez la date d'effet de votre contrat et la rubrique appareillage de votre tableau de garanties, et demandez une confirmation écrite à votre organisme en citant le décret.
Que se passe-t-il le 30 novembre 2026 pour les prescriptions en cours ?
C'est la fin de la période transitoire. D'après la page professionnels d'ameli.fr consacrée à la prise en charge des véhicules pour personnes en situation de handicap, l'ancienne nomenclature, celle qui précédait l'arrêté du 6 février 2025, et la nouvelle peuvent coexister jusqu'au 30 novembre 2026 selon les conditions du dossier. À compter du 1er décembre 2026, seul le nouveau cadre s'applique. Concrètement, si une prescription a été établie sur l'ancien référentiel et n'a pas encore été exécutée, mieux vaut appeler le prescripteur ou le prestataire avant la fin novembre : un dossier monté sur l'ancienne nomenclature et non abouti devra être repris. Rappel utile au passage sur les délais : pour un renouvellement à l'identique, un médecin généraliste ou un ergothérapeute peut prescrire sans essai, sur la base de l'ancienne facture, et le délai minimal de renouvellement d'un véhicule de même catégorie est de cinq ans pour les plus de 16 ans.
Combien de temps puis-je louer un fauteuil roulant, et que se passe-t-il ensuite ?
La nomenclature du titre I publiée par handicap.gouv.fr en décembre 2025 fixe le cadre : la location courte durée se facture par forfaits hebdomadaires, calculés de date à date, et la prise en charge est accordée pour trois mois, prolongeable de trois mois, dans la limite de 26 forfaits hebdomadaires consécutifs par année glissante — soit six mois au maximum. Le forfait hebdomadaire inclut le fauteuil, ses adjonctions et accessoires, les réparations nécessaires pendant la location et le remplacement en cas de panne : ce sont des frais que vous n'avez donc pas à régler en plus. Au terme des six mois, la page professionnels d'ameli.fr indique trois issues possibles : rendre le véhicule, activer l'option d'achat, ou prolonger de trois mois sans option d'achat ensuite. Si l'option d'achat est activée, le délai de renouvellement de cinq ans court à compter de la délivrance, période de location comprise. Et si le besoin est d'emblée estimé supérieur à six mois, c'est l'achat ou la location longue durée qu'il faut demander au prescripteur : ces deux voies sont prises en charge à 100 % et ne dépendent pas de votre complémentaire.
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