Frais bancaires à l'étranger 2026 : jusqu'à 22,60 € par retrait
Retirer l'équivalent de 100 € en devises coûte 5,84 € en moyenne en 2026, et jusqu'à 9,80 € dans les banques les plus chères, selon le relevé MoneyVox portant sur 130 établissements. Sur un retrait de 500 €, la note grimpe à 14,80 € en moyenne et jusqu'à 22,60 €. Ces frais ne figurent sur aucune brochure de voyage : ils tombent sur le relevé, deux semaines après le retour.

- Un retrait de 100 € en devises hors zone euro coûte 5,84 € en moyenne en 2026, et jusqu'à 9,80 € selon l'établissement (relevé MoneyVox sur 130 banques, janvier 2026).
- Dans la zone euro et l'Espace économique européen, un paiement ou un retrait en euros ne peut pas être facturé plus cher qu'une opération en France : c'est le règlement (UE) 2019/518.
- Hors zone euro, comptez en moyenne une commission de change de 2,4 à 2,5 % plus une commission fixe de 0,30 € par paiement et d'environ 3,10 € par retrait avec une carte classique.
- La conversion proposée par le terminal étranger (« payer en euros ») applique une marge de 3 à 8 % : il faut toujours refuser et choisir la devise locale.
Hors zone euro : 5,84 € de frais pour un retrait de 100 €
Un retrait de l'équivalent de 100 € en devises hors zone euro coûte 5,84 € en moyenne en 2026, et jusqu'à 9,80 € dans les établissements les plus chers. Pour un retrait de 500 €, la moyenne monte à 14,80 €, avec un maximum relevé à 22,60 €. Ces chiffres proviennent du comparatif de MoneyVox établi au 21 janvier 2026 à partir des plaquettes tarifaires officielles de 130 banques françaises.
Les frais bancaires à l'étranger désignent l'ensemble des sommes prélevées par votre banque lorsque vous payez ou retirez de l'argent dans une devise autre que l'euro, ou en dehors de l'Espace économique européen. Ils se composent de deux couches : une commission de change proportionnelle au montant, et une commission fixe par opération. Avec une carte internationale classique, la moyenne de marché tourne autour de 2,5 % + 0,30 € par paiement et de 2,4 % + 3,10 € par retrait. C'est cette commission fixe qui rend les petits retraits ruineux : 3,10 € sur un retrait de 40 €, cela représente près de 8 % du montant.
| Opération hors zone euro | Carte classique (moyenne 2026) | Carte sans frais | Coût sur 1 000 € de dépenses |
|---|---|---|---|
| Paiement par carte | environ 2,5 % + 0,30 € par opération | 0 € | environ 25 € de commission de change |
| Retrait de 100 € | 5,84 € en moyenne (jusqu'à 9,80 €) | 0 € | — |
| Retrait de 500 € | 14,80 € en moyenne (jusqu'à 22,60 €) | 0 € | — |
| Commission fixe par retrait | environ 3,10 € | 0 € | 31 € pour 10 retraits |
| Total indicatif d'un séjour (paiements + retraits) | environ 40 à 45 € | 0 € | 40 à 45 € d'écart |
Sources : comparatif MoneyVox des retraits par carte à l'étranger, relevé au 21 janvier 2026 sur 130 banques ; moyennes de commissions de change et de commissions fixes issues des brochures tarifaires des principaux réseaux. Il s'agit de moyennes de marché, pas du tarif d'un établissement précis : vérifiez toujours la plaquette tarifaire en vigueur de votre banque.
L'ordre de grandeur retenu par la plupart des comparateurs est cohérent : 1 000 € dépensés hors zone euro, paiements et retraits confondus, génèrent environ 40 à 45 € de frais avec une carte internationale classique. Pour une famille qui dépense 3 000 € pendant trois semaines, cela représente plus de 120 € — l'équivalent de deux nuits d'hôtel, prélevés sans que personne ne s'en aperçoive.
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Zone euro : 0 € de surcoût, c'est la loi
Dans les 20 pays de la zone euro, payer par carte ne vous coûte rien de plus qu'en France. Votre banque a l'interdiction légale de facturer un paiement ou un retrait libellé en euros dans l'Union européenne plus cher qu'une opération domestique équivalente. Cette règle découle du règlement (UE) 2019/518 sur les paiements transfrontaliers, et elle s'applique aussi aux banques établies dans l'UE hors zone euro.
Concrètement : en Espagne, en Italie, au Portugal, en Grèce ou en Irlande, votre carte fonctionne aux conditions françaises. Si votre banque facture 1 € un retrait déplacé en France, elle ne peut pas vous en facturer 3 à Séville. Attention toutefois à deux nuances. D'abord, le propriétaire du distributeur peut appliquer ses propres frais, affichés à l'écran avant validation — ils ne relèvent pas de votre banque. Ensuite, certains pays de l'Union européenne n'utilisent pas l'euro : Pologne, Hongrie, République tchèque, Suède, Danemark, Roumanie, Bulgarie. Le règlement encadre la transparence du taux de change, mais votre banque reste libre d'appliquer sa commission de change.
Refusez « payer en euros » : 3 à 8 % de marge cachée
Quand un terminal de paiement ou un distributeur étranger vous propose de régler « en euros » plutôt que dans la devise locale, il faut toujours refuser. Cette option, appelée conversion dynamique de devises (DCC), applique un taux de change fixé par le commerçant ou l'exploitant du distributeur, avec une marge qui se situe le plus souvent entre 3 et 8 % au-dessus du taux interbancaire. Cette marge s'ajoute aux frais de votre propre banque : vous payez deux fois.
L'arithmétique est simple. Sur 300 € de dépenses, une majoration de 5 % représente 15 € perdus pour un simple appui sur le mauvais bouton. Sur un séjour à 2 000 €, la même marge coûte 100 €. Le mécanisme est parfaitement légal et l'écran est conçu pour paraître rassurant : le montant en euros s'affiche en gros, le taux appliqué en petit. Le bon réflexe tient en une phrase : choisissez toujours la devise locale, et laissez votre banque convertir.
- À l'écran du terminal, cherchez le montant libellé dans la devise du pays (dollars, livres, dirhams…) et validez celui-là.
- Refusez explicitement toute proposition du type « Payer en EUR », « Conversion garantie » ou « Taux garanti ».
- Privilégiez les distributeurs des grandes banques locales : les DAB privés installés dans les zones touristiques appliquent souvent leurs propres frais, en plus de la DCC.
- Retirez peu souvent mais des montants plus élevés, pour diluer la commission fixe de 3 € environ par opération.
- Vérifiez votre relevé au retour : une opération convertie au mauvais taux peut être contestée auprès de votre banque si l'information n'a pas été correctement affichée.
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Cartes sans frais : la gratuité réelle, mais sous conditions
Plusieurs banques en ligne facturent 0 € de commission de change et 0 € de frais de retrait à l'étranger, sur tout ou partie de leur gamme. C'est le poste où l'écart avec les réseaux traditionnels est le plus spectaculaire : là où une carte classique ponctionne 40 à 45 € pour 1 000 € dépensés, ces offres ne prélèvent rien. Selon MoneyVox, la gratuité totale des retraits à l'étranger sur l'ensemble d'une gamme de cartes reste toutefois rare sur le marché français.
Trois conditions reviennent presque systématiquement, et ce sont elles qui déterminent si l'offre est réellement gratuite pour vous. La première est un usage minimum : au moins un paiement par carte chaque mois, faute de quoi une pénalité d'inactivité de l'ordre de 3 à 5 € par mois s'applique. La deuxième est un niveau de revenus domiciliés pour les cartes haut de gamme, généralement à partir de 1 800 à 2 200 € nets mensuels. La troisième est un plafond de retraits gratuits : certaines offres limitent la gratuité à quelques retraits ou à quelques centaines d'euros par mois. Notre page banque en ligne permet de filtrer directement sur ces critères.
- Voyageur occasionnel (une à deux semaines par an hors zone euro) : une carte d'entrée de gamme sans condition de revenus suffit souvent, à condition de vérifier le plafond de retraits gratuits.
- Voyageur régulier ou expatrié : visez une carte affichant 0 % de commission de change sans plafond, quitte à accepter une condition de revenus domiciliés.
- Destination en zone euro uniquement : le règlement européen vous protège déjà, ce critère ne doit pas guider votre choix de banque.
- Compte secondaire dédié au voyage : possible, mais surveillez la pénalité d'inactivité les mois où vous ne l'utilisez pas.
Avant de partir : cinq vérifications qui rapportent 40 €
Un quart d'heure de préparation évite l'essentiel de la facture, soit 40 à 45 € pour 1 000 € dépensés. Ces cinq points se vérifient depuis l'application de votre banque, sans appeler personne.
- Ouvrez la plaquette tarifaire en vigueur de votre banque et repérez les lignes « paiement hors zone euro » et « retrait hors zone euro » : vous y trouverez le pourcentage exact et la commission fixe qui vous seront appliqués.
- Vérifiez les plafonds de paiement et de retrait de votre carte, et relevez-les temporairement si nécessaire — un plafond bloqué à l'étranger coûte plus cher en dépannage qu'en commission.
- Contrôlez la date de validité de la carte : elle doit couvrir tout le séjour, retour compris.
- Emportez un second moyen de paiement rattaché à un autre établissement, en cas d'opposition, de perte ou de blocage pour suspicion de fraude.
- Notez le numéro d'opposition international de votre banque hors de votre téléphone, sur papier ou dans un e-mail accessible depuis un autre appareil.
Un dernier point, souvent négligé. Les frais bancaires ne sont pas le seul poste qui gonfle en voyage : hors Union européenne, la data mobile se facture au mégaoctet et une facture à trois chiffres arrive vite, un sujet que nous détaillons côté forfait mobile. Les deux relèvent du même mécanisme : un tarif contractuel que personne ne relit, et une facture qui tombe après coup. Sur l'année entière, l'écart entre une banque traditionnelle et une banque en ligne gratuite se compte en dizaines d'euros de frais courants, auxquels s'ajoutent ces 40 € par séjour à l'étranger.
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Questions fréquentes
Quels sont les frais bancaires à l'étranger en 2026 ?
Hors zone euro, une carte internationale classique applique en moyenne une commission de change d'environ 2,5 % plus 0,30 € par paiement, et d'environ 2,4 % plus 3,10 € par retrait. Concrètement, retirer l'équivalent de 100 € coûte 5,84 € en moyenne et jusqu'à 9,80 € selon l'établissement, d'après le comparatif MoneyVox établi en janvier 2026 sur 130 banques françaises. Pour 1 000 € dépensés, comptez environ 40 à 45 € de frais au total. Dans la zone euro, ces frais sont nuls : le règlement (UE) 2019/518 interdit de facturer un paiement en euros dans l'Union plus cher qu'en France.
Faut-il payer en euros ou en devise locale à l'étranger ?
Toujours en devise locale. Quand le terminal ou le distributeur propose de payer « en euros », il applique une conversion dynamique de devises (DCC) dont la marge se situe le plus souvent entre 3 et 8 % au-dessus du taux interbancaire, en plus des frais de votre banque. Sur 300 € de dépenses, une majoration de 5 % représente 15 € perdus. En choisissant la devise locale, c'est votre propre banque qui convertit, à un taux nettement plus proche du taux réel.
Quelle carte bancaire pour voyager sans frais ?
Plusieurs banques en ligne proposent des cartes affichant 0 € de commission de change et 0 € de frais de retrait à l'étranger, sur tout ou partie de leur gamme. Vérifiez trois conditions avant de souscrire : l'usage minimum exigé (souvent un paiement par mois, sous peine d'une pénalité de 3 à 5 €), le niveau de revenus domiciliés demandé pour les cartes haut de gamme, généralement 1 800 à 2 200 € nets mensuels, et l'éventuel plafond de retraits gratuits par mois. La carte la moins chère dépend donc de votre profil et de la fréquence de vos voyages, pas d'un classement général.
Y a-t-il des frais de carte bancaire en Espagne ou en Italie ?
Non. L'Espagne et l'Italie font partie des 20 pays de la zone euro : votre banque ne peut pas facturer un paiement ou un retrait en euros plus cher qu'une opération équivalente en France, en application du règlement (UE) 2019/518 sur les paiements transfrontaliers. Deux réserves toutefois : l'exploitant d'un distributeur automatique peut appliquer ses propres frais, obligatoirement affichés à l'écran avant validation, et si votre banque facture déjà les retraits déplacés en France, elle appliquera le même tarif sur place.
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