Assurance habitation en colocation 2026 : les 3 montages
En colocation, la prime d'assurance habitation dépend du logement, pas du nombre d'occupants : une multirisque d'appartement facturée 155 € par an — la moyenne du baromètre lesfurets publié le 5 mai 2026 — revient à environ 52 € par tête dans un T3 partagé à trois, contre 162 € pour un locataire seul. Encore faut-il monter le contrat correctement. Trois formules sont légales en 2026, et un seul prénom oublié suffit pour qu'un colocataire ne soit pas indemnisé après un sinistre.

- Chaque colocataire doit être assuré nommément : dans un contrat unique, la police doit mentionner les nom et prénom de tous, rappelle l'Institut national de la consommation.
- Trois montages sont admis : contrat unique au nom de tous, polices individuelles, ou assurance pour compte souscrite par le bailleur.
- L'assurance pour compte du bailleur se récupère par douzièmes sur le loyer, avec une majoration plafonnée à 10 % (décret n° 2016-383 du 30 mars 2016).
- Assurer un appartement coûte 155 € par an en moyenne en 2026 (baromètre lesfurets, 5 mai 2026), soit environ 52 € par personne à trois.
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La règle : un logement assuré, tous les noms déclarés
En colocation, l'obligation d'assurance pèse sur chaque colocataire, pas sur le groupe. Elle découle du g) de l'article 7 de la loi du 6 juillet 1989 : le locataire doit s'assurer contre les risques locatifs et en justifier à la remise des clés, puis chaque année à la demande du bailleur. L'Institut national de la consommation en tire la conséquence pratique : chacun des copreneurs doit être couvert par une multirisque habitation, soit via un contrat unique qui mentionne les nom et prénom de chaque colocataire, soit via une police individuelle.
L'assurance habitation en colocation est une multirisque habitation (MRH) ordinaire, souscrite sur un logement occupé par plusieurs locataires qui ne sont ni mariés ni pacsés à la signature du bail. Elle couvre la responsabilité locative — incendie, dégât des eaux, explosion —, la responsabilité civile des occupants et, selon la formule, le mobilier et le vol. Le détail des garanties figure sur notre page assurance habitation.
Le sujet n'a rien de marginal à la rentrée. L'Observatoire LocService de la colocation publié le 4 septembre 2026 chiffre le loyer moyen d'une chambre à 514 € charges comprises, contre 587 € pour un studio. Les étudiants ne pèsent plus que 53 % des candidats, les actifs 44 % : les profils à assurer se sont élargis.
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Trois montages légaux, et ce qu'ils changent pour vous
Trois formules seulement sont valables en 2026 : le contrat unique au nom de tous, les polices individuelles, et l'assurance pour compte souscrite par le bailleur. Les deux premières sont décrites par l'Institut national de la consommation ; la troisième est prévue par l'article 8-1 de la loi du 6 juillet 1989 pour les baux conclus, renouvelés ou reconduits depuis le 8 août 2015, et son coût est encadré par le décret n° 2016-383 du 30 mars 2016.
| Montage | Qui souscrit | Point fort | Point faible |
|---|---|---|---|
| Contrat unique | Un colocataire, pour le compte de tous | Une seule prime à partager, une seule attestation | Tous les prénoms doivent y figurer, et l'avenant suit chaque départ |
| Polices individuelles | Chaque colocataire séparément | Aucune démarche commune au départ d'un occupant | Coût total plus élevé, et zones grises sur les parties communes |
| Assurance pour compte | Le bailleur, si le bail le prévoit | Aucune formalité pour les colocataires | Prime récupérée sur le loyer, majorée jusqu'à 10 %, et garanties non choisies |
Sources : fiche « Colocation, sous-location, hébergement, cession de bail » de l'Institut national de la consommation ; articles 7 g) et 8-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 ; décret n° 2016-383 du 30 mars 2016.
L'assurance pour compte mérite une lecture attentive : le bailleur avance la prime annuelle, puis la récupère par douzièmes à chaque loyer, avec une majoration de frais plafonnée à 10 % de la prime. Ce remboursement doit figurer sur la quittance, distinct des charges. Les colocataires ne sont pas prisonniers : l'article 8-1 leur permet de provoquer la résiliation en justifiant d'un contrat souscrit par leurs soins.
Le nom absent du contrat, c'est le sinistre non couvert
Un occupant qui ne figure pas sur la police n'est pas assuré, même s'il a signé le bail et paie sa part de la prime. C'est la conséquence directe de la règle rappelée par l'Institut national de la consommation : dans un contrat unique, la police doit mentionner les nom et prénom de chacun. Un contrat ne couvre que les personnes qu'il désigne, et le colocataire arrivé sans avenant reste, pour l'assureur, un tiers dans le logement.
La parade tient en une ligne du pacte de colocation : tout mouvement d'occupant déclenche un avenant d'assurance dans les huit jours. L'avenant est gratuit chez la quasi-totalité des assureurs, et l'attestation mise à jour prouve au bailleur que l'obligation légale est respectée.
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Le prix en 2026 : la prime suit le logement, pas les occupants
Assurer un appartement coûte 155 € par an en moyenne en 2026, soit environ 52 € par personne dans une colocation à trois. Le chiffre vient du baromètre de l'assurance habitation publié par le comparateur lesfurets le 5 mai 2026, qui situe la prime moyenne toutes situations confondues à 202 € par an, en hausse de 2 %. Le point décisif pour une colocation : la prime se calcule sur la surface, la localisation et les garanties, pas sur le nombre de têtes. Partager le logement divise donc mécaniquement la facture.
| Profil ou région | Prime moyenne 2026 | Évolution sur un an |
|---|---|---|
| Moyenne nationale, tous logements | 202 € | +2 % |
| Appartement | 155 € | +2 % |
| Locataire | 162 € | +3 % |
| Locataire d'un meublé | 142 € | stable |
| Appartement en Île-de-France | 168 € | — |
| Appartement en Bretagne | 118 € | — |
Source : baromètre de l'assurance habitation du comparateur lesfurets, publié le 5 mai 2026. Les montants régionaux portent sur des appartements ; ils varient selon la surface, l'étage et le niveau de garanties.
L'écart régional est le premier levier d'économie : 50 € séparent un appartement breton d'un appartement francilien, avant même de comparer deux assureurs. Le comparateur l'explique par l'exposition aux risques climatiques et par la densité urbaine, qui pèse sur la fréquence des cambriolages. Les 18-25 ans ne pèsent pourtant que 9 % des demandes de devis : le public le plus concerné par la colocation est celui qui compare le moins.
Le calcul entre montages mérite d'être posé : trois polices individuelles à 120 € coûtent 360 € au total, contre 155 à 200 € pour un contrat unique sur le même logement. Les polices individuelles gardent leur intérêt quand le mobilier est de valeur très inégale ou quand la rotation est forte. Avant de trancher, contrôlez la franchise et le plafond mobilier — voir notre guide sur la franchise en assurance habitation.
Quand un colocataire part, deux horloges tournent
Le départ d'un colocataire déclenche deux délais : l'avenant d'assurance, immédiat, et l'extinction de la clause de solidarité, qui peut courir six mois. L'article 8-1 de la loi du 6 juillet 1989 fixe la seconde règle : la solidarité du sortant — et celle de sa caution — prend fin à la date d'effet du congé lorsqu'un nouveau colocataire entre dans les lieux ; à défaut, elle s'éteint au plus tard six mois après cette date.
- Notifiez le congé dans les formes du bail et conservez la date d'effet : c'est elle qui fait courir les six mois de solidarité.
- Prévenez l'assureur et faites établir un avenant, en retirant le partant et en ajoutant le remplaçant nommément.
- Transmettez l'attestation mise à jour au bailleur, qui peut l'exiger chaque année.
- Si le contrat unique était au nom du partant, transférez la souscription à un occupant restant : une résiliation sèche laisse le logement sans couverture obligatoire.
- Réglez le dépôt de garantie entre vous : en bail unique, le partant ne peut pas en réclamer sa quote-part avant la restitution du logement.
Celui qui quitte la colocation pour son propre logement doit, lui, souscrire son contrat avant la remise des clés. Les règles de sortie d'un contrat en cours — délai d'un an, préavis, opposition à la reconduction — figurent dans notre guide sur la résiliation de l'assurance habitation, et les garanties restent consultables sur la page assurance habitation.
Le contrat signé pour l'ancienne configuration n'est presque jamais le meilleur pour la nouvelle. Comparez à garanties équivalentes avant de signer l'avenant.
Questions fréquentes
Chaque colocataire doit-il souscrire sa propre assurance habitation ?
Non, pas obligatoirement. Chaque colocataire doit être assuré, mais un contrat unique suffit s'il mentionne les nom et prénom de tous les occupants, comme le rappelle l'Institut national de la consommation. L'alternative est une police individuelle par colocataire. Le bailleur peut aussi, si le bail le prévoit, souscrire une assurance pour compte des colocataires au titre de l'article 8-1 de la loi du 6 juillet 1989.
Combien coûte une assurance habitation en colocation en 2026 ?
Un contrat unique sur un appartement coûte 155 € par an en moyenne selon le baromètre lesfurets publié le 5 mai 2026, soit environ 52 € par personne dans une colocation à trois. Des polices individuelles reviennent plus cher au total, puisque chaque contrat porte sa propre prime minimale. La localisation pèse lourd : 118 € pour un appartement en Bretagne contre 168 € en Île-de-France.
Que se passe-t-il si un colocataire n'est pas déclaré sur le contrat ?
Il n'est pas assuré. Un contrat d'assurance ne couvre que les personnes qu'il désigne : un occupant absent de la police reste un tiers pour l'assureur, même s'il a signé le bail et participe au paiement de la prime. En cas de sinistre dont il est responsable, l'assureur peut indemniser la victime puis se retourner contre lui. Un avenant, généralement gratuit, règle le problème en quelques jours.
Le bailleur peut-il imposer son assurance aux colocataires ?
Il peut la proposer au contrat de bail, pas l'imposer ensuite. Depuis les baux conclus, renouvelés ou reconduits à partir du 8 août 2015, les parties peuvent convenir d'une assurance pour compte souscrite par le bailleur et récupérée par douzièmes sur le loyer, avec une majoration plafonnée à 10 % par le décret n° 2016-383 du 30 mars 2016. Les colocataires peuvent provoquer sa résiliation en justifiant d'un contrat souscrit par leurs soins.
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