Hors parcours de soins 2026 : 10,60 € interdits à la mutuelle
Sur une consultation à 30 € chez un généraliste de secteur 1, l'Assurance maladie rembourse 8,40 € quand vous n'avez pas déclaré de médecin traitant, contre 19 € quand vous en avez un : 10,60 € d'écart par consultation, et votre mutuelle n'a pas le droit de les rembourser. Ces deux montants figurent tels quels sur la page « Consultations en métropole : vos remboursements » de l'Assurance maladie, dans sa version affichée le 2 octobre 2026, pour des tarifs applicables au 1er janvier 2026. Le parcours de soins coordonnés est le circuit organisé autour d'un médecin traitant déclaré : vous le consultez d'abord, et c'est lui qui vous oriente vers les spécialistes. En sortir n'est pas une infraction, c'est une pénalité tarifaire — une majoration de la part qui reste à votre charge, que l'Assurance maladie qualifie sur sa page « Qu'est-ce que le ticket modérateur ? », datée du 30 septembre 2026, de montant qui « n'est jamais prise en charge par les complémentaires santé ». Le sujet vient de ressortir : la Cour des comptes a rendu public le 30 septembre 2026 un rapport consacré au dispositif du médecin traitant, qui dénombre 6,3 millions d'assurés sans médecin traitant déclaré. Voici le calcul exact, les quatre cas où l'on se retrouve hors parcours sans l'avoir voulu, et ce qu'il faut faire pour en sortir.

- La pénalité n'est pas un pourcentage, c'est une somme fixe : 10,60 € retirés du remboursement, quelle que soit la consultation. La page « Consultations en métropole : vos remboursements » de l'Assurance maladie, version affichée le 2 octobre 2026, écrit noir sur blanc le taux applicable hors parcours de soins : « 70 % - 10,60 € ». Chez un généraliste de secteur 1 à 30 €, cela donne 8,40 € remboursés au lieu de 19 €. Chez un spécialiste de secteur 1, la base de remboursement tombe à 26,50 € et le remboursement à 5,95 € au lieu de 20,05 € pour un suivi régulier dans le parcours. Beaucoup de pages annoncent encore « 30 % au lieu de 70 % » : ce taux ne correspond plus aux montants publiés par l'Assurance maladie.
- Aucun contrat responsable de complémentaire santé ne peut rembourser cette majoration, et les contrats qui ne le sont pas sont devenus résiduels. La DREES, dans l'annexe 1 de son ouvrage « La complémentaire santé : acteurs, bénéficiaires, garanties », édition 2024, écrit page 212 que les contrats responsables « ne peuvent couvrir ni la majoration du TM en cas de consultation en dehors du parcours de soins », et page 213 que le recours aux contrats ne répondant pas à ce cahier des charges « reste résiduel ». Changer de mutuelle ou monter en gamme ne fait donc rien pour ces 10,60 €.
- Déclarer un médecin traitant ne suffit pas toujours : sans déclaration, même un gynécologue ou un ophtalmologue consulté en accès direct vous place hors parcours. La même page de l'Assurance maladie liste quatre spécialités consultables sans passer par le médecin traitant — gynécologue, ophtalmologue, psychiatre ou neuropsychiatre entre 16 et 25 ans, stomatologue — puis précise que si vous n'avez pas déclaré de médecin traitant, vous êtes considéré hors parcours même pour ces consultations. L'accès direct est une dispense d'orientation, pas une dispense de déclaration.
- 6,3 millions d'assurés sont sans médecin traitant, dont 850 000 identifiés comme particulièrement vulnérables. Le rapport de la Cour des comptes « Le dispositif du médecin traitant. Une ambition partagée à mieux soutenir », rendu public le 30 septembre 2026, relève que 49 millions d'assurés, soit 88,5 % de la population adulte, en avaient déclaré un en 2025. L'UFC-Que Choisir, le 3 octobre 2026, retient parmi les 6,3 millions restants 850 000 personnes particulièrement vulnérables : bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, résidents d'Ehpad et patients polymédiqués de plus de 65 ans.
Le calcul exact : 70 % moins 10,60 €, et non 30 %
Hors parcours de soins, l'Assurance maladie ne rembourse pas à un taux réduit : elle rembourse au taux normal de 70 %, puis retire 10,60 €. La formulation est celle de la page « Consultations en métropole : vos remboursements » de l'Assurance maladie, dans sa version affichée le 2 octobre 2026, qui inscrit dans la colonne « taux » des lignes hors parcours : « 70 % - 10,60 € ». Cette nuance n'est pas de la pédanterie, elle change le résultat. Un taux de 30 % appliqué à une consultation de 30 €, moins la participation forfaitaire de 2 €, donnerait 7 € de remboursement. La formule réellement appliquée donne 21 € moins 10,60 € moins 2 €, soit 8,40 € — et c'est bien 8,40 € que publie l'Assurance maladie.
La conséquence pratique de cette forme-là est simple : la pénalité est la même en euros sur une consultation de généraliste à 30 € et sur une consultation de spécialiste, donc proportionnellement plus lourde sur l'acte le moins cher. Elle ne dépend ni de votre niveau de garanties, ni du secteur conventionnel du médecin, ni de votre âge, à une exception près : l'Assurance maladie précise sur la même page qu'il n'y a pas de baisse de remboursement pour les enfants de moins de 16 ans en l'absence de déclaration de médecin traitant.
| Situation | Tarif | Base de remboursement | Taux | Remboursé |
|---|---|---|---|---|
| Généraliste secteur 1, dans le parcours | 30 € | 30 € | 70 % | 19 € |
| Généraliste secteur 1, hors parcours | 30 € | 30 € | 70 % - 10,60 € | 8,40 € |
| Spécialiste secteur 1, suivi régulier dans le parcours | 31,50 € | 31,50 € | 70 % | 20,05 € |
| Spécialiste secteur 1, avis ponctuel dans le parcours | 60 € | 60 € | 70 % | 40 € |
| Spécialiste secteur 1, hors parcours | 26,50 € ou plus | 26,50 € | 70 % - 10,60 € | 5,95 € |
Source : Assurance maladie, « Consultations en métropole : vos remboursements », page affichée le 2 octobre 2026 ; tarifs du médecin traitant et tarifs hors parcours applicables au 1er janvier 2026, tarifs d'avis ponctuel applicables depuis le 22 décembre 2024. Les montants remboursés sont nets de la participation forfaitaire de 2 €. Le tarif « suivi régulier » exclut les pédiatres, psychiatres, neurologues, gériatres, gynécologues médicaux et spécialistes de médecine physique et de réadaptation. Ces lignes concernent la métropole : les taux et tarifs diffèrent en Guadeloupe, Martinique, Guyane et à La Réunion.
Deux détails de ce tableau méritent d'être lus deux fois. D'abord, la ligne spécialiste hors parcours : la base de remboursement n'est plus 31,50 € mais 26,50 €, et le tarif est indiqué « 26,50 € ou plus ». Ce « ou plus » est le dépassement autorisé, cette faculté ouverte aux médecins de secteur 1 de facturer davantage à un patient qui n'a pas respecté le parcours. L'annexe juridique du rapport du Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie sur les dépassements d'honoraires, publiée le 2 octobre 2025, indique que pour les actes cliniques le montant facturé, arrondi à l'euro supérieur, ne peut dépasser de plus de 17,5 % la valeur des tarifs applicables dans le parcours de soins. Ensuite, la participation forfaitaire de 2 € est déjà déduite des montants du tableau : elle s'applique dans les deux cas et n'est donc pas une conséquence du hors parcours.
Tout le reste — ticket modérateur, dépassements, hospitalisation, optique — dépend du contrat que vous avez signé. C'est là que la comparaison sert à quelque chose.
Pourquoi votre mutuelle ne peut pas combler ce trou
Parce que la loi le lui interdit : un contrat responsable de complémentaire santé ne peut pas prendre en charge la majoration liée au non-respect du parcours de soins, et les contrats qui ne sont pas responsables ont quasiment disparu du marché. La DREES l'écrit page 212 de l'annexe 1 de son ouvrage « La complémentaire santé : acteurs, bénéficiaires, garanties », édition 2024 : les contrats responsables « ne peuvent couvrir ni la majoration du TM en cas de consultation en dehors du parcours de soins ». Elle ajoute page 213 que « le recours aux contrats ne répondant pas à ces critères reste résiduel », les contrats solidaires et responsables représentant « la part largement prépondérante » du marché.
Il faut savoir qu'un contrat responsable n'est pas un label marketing mais un cahier des charges réglementaire, assorti d'un avantage fiscal pour l'organisme et pour l'employeur. Il impose un socle de garanties — ticket modérateur sur les honoraires, forfait journalier hospitalier sans limite de durée, paniers 100 % Santé — et symétriquement des interdictions. Les deux rédactions publiques ne sont pas tout à fait superposables, et autant le dire : la page « Complémentaire santé (mutuelle) » de service-public.gouv.fr, vérifiée le 1er octobre 2026, formule l'exclusion plus souplement en indiquant que les dépassements d'honoraires et la majoration du ticket modérateur liés au non-respect du parcours de soins « ne sont pas obligatoirement pris en charge », là où l'Assurance maladie écrit le 30 septembre 2026 que cette majoration « n'est jamais prise en charge par les complémentaires santé ». Pour un assuré couvert par un contrat responsable, c'est-à-dire la quasi-totalité du marché selon la DREES, le résultat est le même : elle reste à sa charge.
Reste la question que personne ne pose : combien cela fait-il sur une année. La DREES a mesuré pour 2022 une moyenne de 3,3 consultations de médecine générale par habitant, en comptant consultations, téléconsultations et visites, chiffre rapporté par Egora le 17 novembre 2023. Appliqué aux 10,60 € de majoration, cela donne environ 35 € par an pour un adulte au rythme moyen — modeste, et c'est honnête de le dire. L'addition devient sérieuse ailleurs : chez les personnes qui consultent beaucoup, chez celles qui enchaînent les spécialistes sans orientation, et surtout en cumul avec les autres restes à charge que la mutuelle ne couvre pas davantage, détaillés dans notre guide sur les franchises médicales.
À garanties équivalentes, l'écart de cotisation entre deux contrats se compte en centaines d'euros par an. Vérifiez où se situe le vôtre.
Les quatre façons de sortir du parcours sans le savoir
Quatre configurations déclenchent la majoration de 10,60 €, et trois d'entre elles ne ressemblent pas du tout à une faute. Elles se lisent toutes sur la page « Consultations en métropole : vos remboursements » de l'Assurance maladie, version affichée le 2 octobre 2026.
- Vous n'avez déclaré aucun médecin traitant. C'est la situation de 6,3 millions d'assurés selon le rapport de la Cour des comptes du 30 septembre 2026. Dans ce cas, toutes vos consultations de médecine de ville basculent hors parcours, y compris chez votre généraliste habituel : ce n'est pas le fait de le voir qui compte, c'est le fait de l'avoir déclaré à votre caisse.
- Vous consultez un spécialiste sans orientation de votre médecin traitant. L'Assurance maladie est explicite : « En dehors de ces situations, c'est votre médecin traitant qui doit vous orienter au préalable vers le médecin spécialiste. » Un rendez-vous pris directement en ligne chez un dermatologue ou un cardiologue, sans être passé par le médecin traitant, entre dans ce cas.
- Vous utilisez l'accès direct sans avoir déclaré de médecin traitant. Quatre spécialités sont consultables sans orientation : gynécologue pour les examens cliniques gynécologiques périodiques y compris les actes de dépistage, ophtalmologue pour la prescription et le renouvellement de lunettes ainsi que le dépistage et le suivi du glaucome, psychiatre ou neuropsychiatre si vous avez entre 16 et 25 ans, stomatologue sauf pour des actes chirurgicaux lourds. Mais la même page précise que sans médecin traitant déclaré, vous êtes considéré hors parcours même pour ces consultations. C'est le piège le plus coûteux de la liste, parce qu'il frappe précisément les personnes qui croyaient être dans leur droit.
- Vous changez de médecin sans mettre la déclaration à jour. Un déménagement, un médecin qui part à la retraite, un cabinet qui ferme : la déclaration ne suit pas d'elle-même. Tant que la nouvelle n'est pas enregistrée par votre caisse, les consultations chez le nouveau praticien sont traitées comme hors parcours.
À l'inverse, deux situations fréquentes ne déclenchent rien, et il est utile de le savoir avant de renoncer à consulter. L'Assurance maladie indique sur la même page que le parcours est respecté lorsque vous voyez le remplaçant de votre médecin traitant, ou un autre médecin « en cas d'éloignement de votre résidence habituelle ou en cas d'urgence ». Partir en vacances et consulter sur place n'est donc pas une sortie du parcours.
Ce que la Cour des comptes a trouvé le 30 septembre 2026
Le rapport « Le dispositif du médecin traitant. Une ambition partagée à mieux soutenir », rendu public par la Cour des comptes le 30 septembre 2026, dénombre 6,3 millions d'assurés sans médecin traitant déclaré, face à 49 millions qui en avaient un en 2025, soit 88,5 % de la population adulte. Les chiffres qui suivent sont ceux de ce rapport, tels que les a rapportés Vidal le 1er octobre 2026 d'après une dépêche APMnews du 30 septembre 2026.
Le taux de couverture n'est pas uniforme, et l'écart dessine assez bien qui paie la majoration de 10,60 €. 96 % des patients en affection de longue durée avaient déclaré un médecin traitant en 2025, mais seulement 83 % des bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire. L'UFC-Que Choisir, dans son article du 3 octobre 2026 consacré au rapport, isole 850 000 personnes particulièrement vulnérables parmi les 6,3 millions : bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, résidents d'Ehpad et patients polymédiqués de plus de 65 ans. Autrement dit, la pénalité tarifaire pèse en priorité sur les publics les moins en mesure de l'absorber — et si vos revenus sont modestes, le premier réflexe n'est pas de comparer des contrats mais de vérifier votre éligibilité à la Complémentaire santé solidaire.
Côté offre, la Cour avance une explication et une proposition. Sur 53 840 généralistes libéraux recensés en 2024, 8 553 n'exerçaient pas ou peu comme médecin traitant, ou suivaient moins de 200 patients vus dans l'année. Elle recommande donc d'instaurer, lors des prochaines négociations conventionnelles, un seuil minimal de 500 patients suivis en tant que médecin traitant pour tout généraliste libéral installé, en estimant qu'un passage de 300 à 500 patients pour les praticiens concernés dégagerait 2,5 à 4 millions de places. Le rapport relève aussi que plus d'un assuré sur cinq, près de 11 millions de personnes, a un médecin traitant déclaré sans l'avoir consulté dans l'année, et chiffre à 1,2 milliard d'euros en 2024 le coût du dispositif, sur 10,7 milliards de dépenses de soins de généralistes en ville.
Revenir dans le parcours : la démarche, et ce qu'elle ne rattrape pas
La déclaration se fait en une consultation, avec le médecin, sur le formulaire Cerfa 12485*03 — et elle ne coûte rien. La page « Déclarer son médecin traitant » de service-public.gouv.fr, vérifiée le 15 mai 2025, renvoie à ce formulaire, référencé S3704b, accompagné de sa notice Cerfa n° 51041#03, et précise qu'il est « à remplir avec le médecin de votre choix à l'occasion d'une consultation », puis à transmettre à votre caisse primaire d'assurance maladie. Deux conséquences découlent de cette rédaction : le médecin doit être d'accord, puisqu'il cosigne, et la déclaration n'a pas d'effet rétroactif sur les consultations déjà remboursées.
- Demandez la déclaration pendant une consultation, pas par téléphone ni par courriel. Le formulaire se remplit à deux. Si le médecin que vous voyez régulièrement n'est pas officiellement votre médecin traitant, c'est souvent qu'aucun des deux n'y a pensé : la question se pose en trente secondes au moment du règlement.
- Si aucun médecin n'accepte, saisissez votre caisse primaire d'assurance maladie. C'est elle qui tient le fichier des déclarations et qui est l'interlocutrice sur l'accès à un médecin traitant. Le rapport de la Cour des comptes du 30 septembre 2026 montre que le problème est structurel et non individuel : inutile de le traiter comme un échec personnel, mais inutile aussi d'attendre qu'il se règle seul.
- En attendant, faites-vous orienter plutôt que d'aller directement chez le spécialiste. Tant que la déclaration n'est pas faite, chaque consultation hors parcours coûte 10,60 € de plus. Si une consultation de généraliste permet d'obtenir une orientation, elle est rentable dès le premier spécialiste évité hors parcours — et, selon l'Assurance maladie, un avis ponctuel de spécialiste dans le parcours est remboursé 40 € sur un tarif de 60 €, contre 5,95 € sur une base de 26,50 € hors parcours.
- Vérifiez séparément ce que votre contrat fait des dépassements d'honoraires. C'est l'autre poste qui explique les restes à charge élevés chez les spécialistes, et celui-là, contrairement à la majoration de 10,60 €, dépend entièrement de vos garanties : notre guide sur les dépassements d'honoraires détaille les plafonds applicables.
Une fois la déclaration faite, la majoration disparaît et la comparaison des contrats redevient le seul levier disponible sur votre budget santé. Notre page mutuelle santé permet de situer votre contrat actuel face aux offres à garanties comparables, et notre page mutuelle senior traite des tranches d'âge où l'écart entre contrats se creuse le plus. Même logique, du reste, que pour les autres contrats reconduits tacitement et rarement rouverts : assurance auto et électricité et gaz.
Le parcours de soins ne dépend pas de votre mutuelle. Le reste — ticket modérateur, hospitalisation, optique, dentaire — en dépend entièrement.
Questions fréquentes
Combien coûte une consultation sans médecin traitant en 2026 ?
Chez un généraliste de secteur 1 au tarif de 30 €, l'Assurance maladie rembourse 8,40 € au lieu de 19 €, et il reste 21,60 € à votre charge avant intervention de la complémentaire santé. Ces montants figurent sur deux pages de l'Assurance maladie : « Consultations en métropole : vos remboursements », version affichée le 2 octobre 2026 pour des tarifs applicables au 1er janvier 2026, et « Qu'est-ce que le ticket modérateur ? », page datée du 30 septembre 2026. Le mécanisme est un taux de 70 % diminué d'une somme fixe de 10,60 €, et non un taux réduit à 30 % comme l'indiquent encore beaucoup de pages : 70 % de 30 € font 21 €, moins 10,60 € de majoration, moins 2 € de participation forfaitaire, soit 8,40 €. Chez un spécialiste de secteur 1 hors parcours, la base de remboursement tombe à 26,50 € et le remboursement à 5,95 €, le médecin pouvant en outre appliquer un dépassement autorisé. À noter : il n'y a pas de baisse de remboursement pour les enfants de moins de 16 ans sans médecin traitant déclaré.
Ma mutuelle peut-elle rembourser la majoration hors parcours de soins ?
Non, pas si votre contrat est un contrat responsable — et c'est le cas de la quasi-totalité des contrats commercialisés. La DREES écrit page 212 de l'annexe 1 de « La complémentaire santé : acteurs, bénéficiaires, garanties », édition 2024, que les contrats responsables « ne peuvent couvrir ni la majoration du TM en cas de consultation en dehors du parcours de soins », et page 213 que le recours aux contrats ne répondant pas à ces critères « reste résiduel ». L'Assurance maladie, sur sa page « Qu'est-ce que le ticket modérateur ? » datée du 30 septembre 2026, écrit que cette majoration « n'est jamais prise en charge par les complémentaires santé ». La page « Complémentaire santé (mutuelle) » de service-public.gouv.fr, vérifiée le 1er octobre 2026, emploie une formulation plus souple : ces montants « ne sont pas obligatoirement pris en charge ». Pour un assuré couvert par un contrat responsable, le résultat est identique : la majoration reste à sa charge, et monter en gamme de garanties n'y change rien.
Je consulte mon gynécologue en accès direct : suis-je dans le parcours de soins ?
Seulement si vous avez déclaré un médecin traitant. La page « Consultations en métropole : vos remboursements » de l'Assurance maladie, version affichée le 2 octobre 2026, liste quatre spécialités consultables sans orientation préalable : gynécologue pour les examens cliniques gynécologiques périodiques y compris les actes de dépistage, ophtalmologue pour la prescription et le renouvellement de lunettes ainsi que le dépistage et le suivi du glaucome, psychiatre ou neuropsychiatre entre 16 et 25 ans, et stomatologue sauf pour des actes chirurgicaux lourds. Mais la même page précise que si vous n'avez pas déclaré de médecin traitant, vous êtes considéré hors parcours et moins bien remboursé, y compris pour ces consultations. L'accès direct dispense de l'orientation, pas de la déclaration. Deux autres situations ne déclenchent aucune majoration, selon la même source : consulter le remplaçant de votre médecin traitant, et consulter un autre médecin en cas d'éloignement de votre résidence habituelle ou en cas d'urgence.
Comment déclarer un médecin traitant, et est-ce rétroactif ?
La déclaration se fait avec le médecin, pendant une consultation, sur le formulaire Cerfa 12485*03 référencé S3704b, accompagné de sa notice Cerfa n° 51041#03, à transmettre ensuite à votre caisse primaire d'assurance maladie : c'est la démarche décrite par la page « Déclarer son médecin traitant » de service-public.gouv.fr, vérifiée le 15 mai 2025, qui indique un formulaire « à remplir avec le médecin de votre choix à l'occasion d'une consultation ». Elle est gratuite et le médecin doit être d'accord, puisqu'il cosigne. Elle n'a en revanche pas d'effet rétroactif : les consultations déjà remboursées hors parcours ne sont pas recalculées. Si aucun médecin n'accepte de nouveaux patients, c'est votre caisse primaire qui est l'interlocutrice, le rapport de la Cour des comptes du 30 septembre 2026 montrant que 6,3 millions d'assurés sont dans cette situation. En attendant, passer par un généraliste pour obtenir une orientation évite la majoration de 10,60 € sur la consultation de spécialiste.
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