Pension d'invalidité 2026 : montant, plafond et reste à vivre
En 2026, la pension d'invalidité plafonne à 1 201,50 € par mois en 1re catégorie et à 2 002,50 € en 2e catégorie, selon ameli.fr. Pour un salaire de 5 500 € brut, cela représente près de 3 500 € de revenu perdu chaque mois, jusqu'à la retraite. La pension d'invalidité est le revenu de remplacement versé par l'Assurance Maladie quand une maladie ou un accident non professionnel réduit d'au moins deux tiers votre capacité de travail : elle amortit le choc, elle ne l'efface pas.

- Plafonds 2026 (ameli.fr) : 1 201,50 € par mois en 1re catégorie, 2 002,50 € en 2e catégorie, plancher de 338,31 €.
- La pension vaut 30 % (cat. 1) ou 50 % (cat. 2) du salaire annuel moyen des 10 meilleures années, retenu dans la limite du PASS (48 060 € en 2026).
- Au-delà de 4 005 € de revenu mensuel, la pension ne progresse plus : le manque à gagner grimpe jusqu'à 75 % du revenu.
- Les indépendants ont un régime distinct : 30 % du revenu annuel moyen en incapacité partielle, 50 % en invalidité totale et définitive.
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- 1 201,50 € ou 2 002,50 € par mois maximum en 2026
- Le manque à gagner dépasse 60 % du revenu au-dessus de 4 005 €
- Indépendants : 1 201,50 € en incapacité partielle, 747 € minimum
- La rente contractuelle comble l'écart, à condition de lire le barème
- De 15 à 150 € par mois : pourquoi comparer change tout
- Questions fréquentes
1 201,50 € ou 2 002,50 € par mois maximum en 2026
En 2026, la pension d'invalidité de l'Assurance Maladie est plafonnée à 1 201,50 € par mois en 1re catégorie et à 2 002,50 € en 2e catégorie, avec un plancher commun de 338,31 €, selon le tableau officiel publié par ameli.fr. La 3e catégorie ajoute une majoration pour tierce personne de 1 298,44 € par mois. Ces plafonds correspondent à 30 % et 50 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, porté à 48 060 € par an — soit 4 005 € par mois — au 1er janvier 2026, comme le rappelle l'Urssaf.
La catégorie est arrêtée par le médecin-conseil selon la capacité de travail restante, et peut être révisée. Le sujet concerne beaucoup de monde : la DREES recensait 825 000 bénéficiaires d'une pension d'invalidité au 31 décembre 2023, dont 56 % de femmes. Pensions et majoration ont été revalorisées de 0,8 % au 1er avril 2026.
| Catégorie | Capacité de travail restante | Taux appliqué | Pension minimum / mois | Pension maximum / mois |
|---|---|---|---|---|
| 1re catégorie | Activité professionnelle réduite encore possible | 30 % | 338,31 € | 1 201,50 € |
| 2e catégorie | Aucune activité professionnelle possible | 50 % | 338,31 € | 2 002,50 € |
| 3e catégorie | 2e catégorie + assistance d'une tierce personne | 50 % + majoration | 338,31 € + 1 298,44 € | 2 002,50 € + 1 298,44 € |
Montants des pensions d'invalidité au 1er janvier 2026 publiés par ameli.fr. Le taux s'applique au salaire annuel moyen des 10 meilleures années, retenu dans la limite du plafond de la Sécurité sociale. Le plancher est revalorisé au 1er avril de chaque année.
Deux précisions pèsent sur le revenu réellement disponible : la pension est imposable et supporte la CSG (la majoration pour tierce personne, elle, échappe à l'impôt), et elle cesse à l'âge légal de départ à la retraite, où elle bascule en retraite pour inaptitude. Les garanties qui prennent le relais sont détaillées sur notre page assurance prévoyance.
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Le manque à gagner dépasse 60 % du revenu au-dessus de 4 005 €
Un salarié à 5 500 € brut par mois qui bascule en 2e catégorie perçoit au mieux 2 002,50 € : une chute de 3 497,50 € par mois, soit près de 64 % de son revenu. La mécanique est simple : 30 % ou 50 % du salaire annuel moyen des dix meilleures années, mais chaque année n'est retenue que dans la limite du plafond de la Sécurité sociale. Au-delà de 4 005 € de revenu mensuel, un euro de salaire supplémentaire n'ajoute plus rien à la pension.
| Revenu brut mensuel moyen | Pension cat. 1 (30 %) | Pension cat. 2 (50 %) | Manque à gagner en cat. 2 |
|---|---|---|---|
| 2 000 € | 600 € | 1 000 € | − 1 000 € (50 %) |
| 3 000 € | 900 € | 1 500 € | − 1 500 € (50 %) |
| 4 005 € (plafond Sécu) | 1 201,50 € | 2 002,50 € | − 2 002,50 € (50 %) |
| 5 500 € | 1 201,50 € (plafonné) | 2 002,50 € (plafonné) | − 3 497,50 € (64 %) |
| 8 000 € | 1 201,50 € (plafonné) | 2 002,50 € (plafonné) | − 5 997,50 € (75 %) |
Calculs à partir des taux et plafonds ameli.fr 2026, pour une carrière à revenu stable. La pension réelle dépend du salaire annuel moyen des 10 meilleures années : une carrière heurtée, un temps partiel ou des années à l'étranger l'abaissent mécaniquement.
Indépendants : 1 201,50 € en incapacité partielle, 747 € minimum
Un artisan ou un commerçant reconnu en incapacité partielle au métier touche 30 % de son revenu annuel moyen, plafonnés à 1 201,50 € par mois en 2026, avec un minimum de 530,21 € ; en invalidité totale et définitive, la pension passe à 50 % du revenu annuel moyen, plafonnée à 2 002,50 €, avec un minimum porté à 747 € au 1er avril 2026. Ces règles relèvent du régime d'assurance invalidité-décès des travailleurs indépendants, dont le règlement a été approuvé par un arrêté du 1er avril 2026 publié sur Légifrance.
L'écart avec les salariés ne tient pas au barème public, très proche, mais à ce qui vient au-dessus. Un cadre bénéficie d'un régime de prévoyance d'entreprise imposé par la convention nationale du 17 novembre 2017 : l'employeur doit cotiser au minimum 1,50 % de la tranche A, dont 0,76 % affectés au décès et le solde mobilisable pour l'incapacité et l'invalidité. L'indépendant n'a aucun régime collectif : entre sa pension plafonnée et son niveau de vie, il n'y a rien, sauf contrat personnel.
- Le revenu annuel moyen pénalise les jeunes entreprises. Calculé sur 10 années cotisées, il donne une pension très éloignée du niveau de vie d'un indépendant installé depuis trois ans.
- Les professions libérales relèvent de caisses autonomes. CARMF, CARPIMKO, CAVEC ou CIPAV appliquent chacune leur barème, souvent forfaitaire : lisez le règlement de votre section.
- Les micro-entrepreneurs cotisent peu. Les droits invalidité-décès s'ouvrent sous condition de revenu minimal : un chiffre d'affaires faible peut signifier aucune pension.
- La déduction Madelin reste ouverte. Les cotisations de prévoyance d'un travailleur non salarié sont déductibles du revenu professionnel dans les limites légales.
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La rente contractuelle comble l'écart, à condition de lire le barème
Un contrat de prévoyance verse une rente d'invalidité qui s'ajoute à la pension de la Sécu, généralement calibrée pour maintenir 70 % à 100 % du revenu net antérieur. C'est la garantie la plus technique du marché : deux contrats affichés au même prix peuvent produire des résultats très différents. France Assureurs recense 29,2 milliards d'euros de cotisations en prévoyance en 2024, avec une croissance portée précisément par l'incapacité et l'invalidité, pas par le décès.
Le point à vérifier en priorité est le barème d'évaluation. Un bon contrat croise le taux fonctionnel — votre état de santé — et le taux professionnel — l'impact réel sur votre métier. Un chirurgien-dentiste privé de sa main droite garde un taux fonctionnel modeste mais un taux professionnel proche de 100 % : sans barème croisé, sa rente peut être divisée par trois.
- Le seuil de déclenchement. La plupart des contrats n'indemnisent qu'à partir de 33 % d'invalidité, partiellement jusqu'à 66 %, totalement au-delà. Vérifiez la formule de la rente partielle.
- L'assiette de la rente. Revenu de l'année précédente ou moyenne sur trois ans : pour un indépendant à revenus irréguliers, l'écart se chiffre en centaines d'euros par mois.
- La durée de versement. La rente doit courir jusqu'à l'âge de départ à la retraite, avec une revalorisation annuelle, sans quoi l'inflation la ronge.
- Les exclusions. Affections dorsales et psychiques, deux des premières causes d'arrêt long, sont souvent exclues ou conditionnées à une hospitalisation. Premier poste à négocier.
De 15 à 150 € par mois : pourquoi comparer change tout
Compléter un régime d'entreprise coûte couramment 15 à 40 € par mois ; une couverture complète incapacité, invalidité et décès pour un indépendant se situe entre 40 et 150 € par mois. Le tarif dépend d'abord de l'âge à la souscription, puis du métier : un couvreur ou un kinésithérapeute paient nettement plus qu'un consultant en télétravail, à revenu identique.
| Profil | Garanties visées | Cotisation mensuelle indicative |
|---|---|---|
| Salarié 35 ans, complément d'un régime d'entreprise | Rente invalidité + capital décès | 15 à 40 € |
| Indépendant 30 ans, 25 000 € de revenu | Indemnités journalières + rente invalidité + décès | 20 à 50 € |
| Indépendant 45 ans, 50 000 € de revenu | Indemnités journalières + rente invalidité + décès | 60 à 130 € |
| Cadre 50 ans, 70 000 € de revenu | Rente invalidité au-delà du plafond Sécu | 70 à 150 € |
| Métier manuel ou à risque, tout âge | Mêmes garanties, surprime professionnelle | + 20 % à + 60 % |
Fourchettes indicatives constatées sur le marché de la prévoyance individuelle en 2026, pour des profils non-fumeurs sans antécédent médical et des métiers à faible risque. Elles ne constituent pas une offre : seul un devis personnalisé, établi après questionnaire de santé, engage l'assureur.
Trois réflexes évitent de payer pour rien. Lisez d'abord la notice de votre régime d'entreprise : beaucoup de salariés déjà couverts en invalidité souscrivent en double. Comparez ensuite à garanties strictement équivalentes — même seuil, même barème, même durée, mêmes exclusions —, seule condition pour que les écarts de tarif deviennent lisibles. Souscrivez enfin tôt : la cotisation se calcule sur l'âge d'entrée, et un questionnaire de santé rempli à 35 ans passe souvent sans surprime. Les garanties comparables sont regroupées sur notre page assurance prévoyance.
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Questions fréquentes
Quel est le montant maximum de la pension d'invalidité en 2026 ?
En 2026, le maximum est de 1 201,50 € par mois en 1re catégorie et de 2 002,50 € en 2e catégorie, selon ameli.fr. La 3e catégorie ajoute une majoration pour tierce personne de 1 298,44 € par mois. Le plancher commun s'élève à 338,31 €. Ces plafonds correspondent à 30 % et 50 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, fixé à 48 060 € pour 2026.
Peut-on travailler tout en percevant une pension d'invalidité ?
Oui, le cumul est autorisé, en particulier en 1re catégorie où la pension accompagne une activité réduite. L'Assurance Maladie contrôle toutefois le total : si la somme de la pension et de vos revenus professionnels dépasse le salaire perçu avant l'invalidité, la pension est réduite du dépassement. Reprendre une activité augmente donc votre revenu sans restaurer votre niveau de vie antérieur.
La pension d'invalidité est-elle imposable ?
Oui. La pension d'invalidité est imposable à l'impôt sur le revenu au titre des pensions et supporte la CSG-CRDS, avec un taux réduit ou une exonération selon votre revenu fiscal de référence. La majoration pour tierce personne fait exception et n'est pas imposable. Les rentes versées par un contrat de prévoyance suivent une fiscalité propre, qui dépend notamment du cadre Madelin pour les indépendants.
Comment savoir si ma prévoyance couvre vraiment l'invalidité ?
Ouvrez la notice d'information et cherchez trois éléments. Le barème d'évaluation d'abord : privilégiez un barème croisé, qui tient compte de l'impact sur votre métier et pas seulement de votre état de santé. Le seuil de déclenchement ensuite, généralement fixé à 33 % d'invalidité, avec une rente partielle entre 33 % et 66 %. Les exclusions enfin, notamment les affections dorsales et psychiques, souvent écartées alors qu'elles représentent une large part des arrêts longs.
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