Prévoyance 2026 : carence, franchise et exclusions
En 2026, l'Assurance Maladie plafonne l'indemnité journalière maladie à 42,97 € brut par jour, soit environ 1 289 € pour un mois d'arrêt complet, selon ameli.fr. Un contrat de prévoyance sert précisément à combler ce trou — mais il ne verse rien tant que trois clauses ne sont pas franchies : le délai de carence, le délai de franchise et les exclusions. Avec une franchise de 90 jours, un arrêt de travail de deux mois ne déclenche aucune indemnisation, quelle que soit la cotisation payée.

- L'indemnité journalière maladie est plafonnée à 42,97 € brut par jour en 2026 (ameli.fr) et n'est versée qu'à partir du 4e jour d'arrêt.
- Carence et franchise sont deux choses différentes : la carence court après la souscription (3 à 12 mois selon la garantie), la franchise s'applique à chaque arrêt (15 à 90 jours).
- Les maladies dites non objectivables — affections du dos et troubles psychiques — sont fréquemment exclues, sauf hospitalisation, intervention chirurgicale ou rachat d'option.
- La franchise est le premier levier de prix d'un contrat : c'est aussi la clause qui décide si vous êtes payé sur un arrêt court.
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- 42,97 € par jour maximum : ce que verse la Sécu en 2026
- Délai de carence : 3 à 12 mois sans aucune garantie
- Délai de franchise : 15 à 90 jours à votre charge
- Exclusions : dos, psy et sports, les pièges habituels
- Salariés et indépendants : deux niveaux de protection
- Comparer une prévoyance en 2026 : 5 points à vérifier
- Questions fréquentes
42,97 € par jour maximum : ce que verse la Sécu en 2026
En 2026, l'indemnité journalière d'arrêt maladie versée par l'Assurance Maladie ne peut pas dépasser 42,97 € brut par jour, soit environ 1 289 € pour trente jours d'arrêt, selon les montants de référence publiés par ameli.fr. Cette indemnité correspond à 50 % du salaire journalier de base, calculé sur la moyenne des trois derniers salaires bruts divisée par 91,25, et retenue dans la limite de 1,4 fois le Smic. Autrement dit : au-delà d'environ 2 614 € brut mensuels, votre indemnité n'augmente plus, quel que soit votre salaire.
S'y ajoute un décalage rarement anticipé : un délai de carence de 3 jours s'applique à chaque arrêt maladie, les indemnités ne démarrant qu'au 4e jour. Ce délai ne concerne ni la maternité, ni l'accident du travail, ni la maladie professionnelle, indemnisés dès le premier jour et à des niveaux bien supérieurs.
| Situation | Premier jour indemnisé | Montant maximum par jour (2026) |
|---|---|---|
| Arrêt maladie (cas général) | 4e jour | 42,97 € |
| Maternité, paternité, adoption, deuil | 1er jour | 104,02 € |
| Accident du travail ou maladie professionnelle | 1er jour | 240,49 € |
| Accident du travail ou maladie professionnelle, à partir du 29e jour | 29e jour | 320,66 € |
Montants maximaux des indemnités journalières 2026 publiés par ameli.fr (rubrique Montants de référence). Les indemnités sont exprimées en brut et supportent CSG et CRDS.
Un complément employeur existe, mais il est conditionné. Au titre de la loi de mensualisation, un salarié comptant au moins un an d'ancienneté perçoit, à partir du 8e jour d'arrêt, 90 % de sa rémunération brute pendant 30 jours, puis 66,66 % pendant 30 jours, ces durées augmentant avec l'ancienneté. Beaucoup de conventions collectives font mieux ; certaines ne font que le minimum. Entre la carence de la Sécu, celle de l'employeur et le plafond des indemnités, le trou de revenu se creuse d'autant plus vite que le salaire est élevé : c'est exactement ce que couvre une assurance prévoyance.
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Délai de carence : 3 à 12 mois sans aucune garantie
Le délai de carence d'un contrat de prévoyance individuelle s'étend le plus souvent de 3 à 12 mois après la souscription : pendant cette période, vous cotisez sans être couvert. Il s'agit d'une période d'attente destinée à empêcher qu'on s'assure une fois le sinistre prévisible. Elle ne se répète pas : une fois écoulée, elle est définitivement acquise pour la garantie concernée.
Le point à vérifier est que la carence n'est pas uniforme : elle varie selon la garantie, et s'allonge sur les risques les plus déclarés.
- Accident : carence généralement nulle. La couverture démarre à la signature, l'accident n'étant pas prévisible par l'assuré.
- Incapacité de travail par maladie : 3 à 6 mois selon les contrats. C'est le cas le plus fréquent, et le plus coûteux à ignorer si vous souscrivez en prévision d'une intervention.
- Affections psychiques et pathologies du dos : jusqu'à 12 mois. Les contrats qui les couvrent leur appliquent souvent une carence renforcée.
- Maternité : couramment 9 à 12 mois. Une grossesse déclarée pendant la carence n'ouvre pas droit aux prestations complémentaires.
- Décès : carence nulle, sauf suicide. Le Code des assurances prévoit que le suicide de l'assuré n'est couvert qu'à compter de la deuxième année du contrat en assurance individuelle.
Conséquence pratique : une prévoyance se souscrit quand tout va bien, pas quand le problème est là. Et lors d'un changement de contrat, la carence du nouvel assureur peut rouvrir un trou de couverture — un point à faire écrire noir sur blanc avant de résilier l'ancien.
Délai de franchise : 15 à 90 jours à votre charge
La franchise correspond au nombre de jours d'arrêt non indemnisés au début de chaque sinistre, généralement de 15 à 90 jours en prévoyance individuelle, avec 30, 60 et 90 jours comme options les plus répandues. Contrairement à la carence, elle s'applique à chaque nouvel arrêt, pendant toute la vie du contrat. C'est la clause qui pèse le plus sur la cotisation : plus la franchise est longue, moins vous payez — et moins vous êtes indemnisé sur les arrêts courts.
| Franchise du contrat | Jours indemnisés sur un arrêt de 60 jours | Profil auquel elle convient |
|---|---|---|
| 15 jours | 45 jours | Indépendant sans aucun relais employeur, trésorerie tendue |
| 30 jours | 30 jours | Indépendant, ou salarié dont la convention collective couvre peu |
| 60 jours | 0 jour (versement à partir du 61e) | Salarié bien couvert par un maintien de salaire conventionnel |
| 90 jours | 0 jour | Recherche du prix le plus bas, protection ciblée sur les arrêts longs |
Simulation à partir des durées de franchise couramment proposées sur le marché de la prévoyance individuelle. Le nombre de jours indemnisés est indicatif : la franchise peut être continue ou discontinue selon le contrat.
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Exclusions : dos, psy et sports, les pièges habituels
Les exclusions les plus fréquentes en prévoyance visent les maladies dites non objectivables — affections du dos et troubles psychiques — qui ne sont indemnisées que sous condition d'hospitalisation ou d'intervention chirurgicale. Or ces deux familles de pathologies figurent parmi les premières causes d'arrêt de travail en France. Une prévoyance qui les exclut laisse donc de côté une large part du risque réel.
- Affections du dos (lombalgie, hernie discale, sciatique). Souvent couvertes uniquement en cas d'intervention chirurgicale ou d'hospitalisation d'une durée minimale précisée au contrat.
- Troubles psychiques (dépression, burn-out, anxiété). Même logique : exclusion sauf hospitalisation, parfois avec une durée d'indemnisation plafonnée même quand la garantie existe.
- Sports à risque et activités aériennes. Alpinisme, plongée, sports mécaniques, parapente : à déclarer, sous peine de refus de prise en charge.
- Affections antérieures à la souscription. Les pathologies mentionnées au questionnaire de santé peuvent être exclues nominativement ou faire l'objet d'une surprime.
- Faits volontaires, état d'ivresse, usage de stupéfiants, faits de guerre. Exclusions classiques, présentes dans la quasi-totalité des contrats.
Ces exclusions sont pour la plupart rachetables : moyennant une cotisation supplémentaire — de l'ordre de 5 à 15 % selon les courtiers, très variable d'un assureur à l'autre — les garanties dos et psy peuvent être réintégrées sans condition d'hospitalisation. La règle à retenir : une exclusion doit être formelle et limitée, et figurer en caractères apparents dans le contrat, comme l'impose le Code des assurances. Si vous ne la trouvez pas, demandez la notice d'information complète avant de signer.
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Salariés et indépendants : deux niveaux de protection
Tout employeur occupant au moins un cadre doit cotiser à hauteur de 1,50 % de la tranche A du salaire — soit jusqu'à 4 005 € par mois en 2026, le plafond mensuel de la Sécurité sociale publié par l'Urssaf — à une prévoyance collective, cotisation entièrement à sa charge et affectée en priorité au risque décès. L'enjeu est lourd : à défaut de couverture, l'employeur doit verser aux ayants droit d'un cadre décédé un capital égal à trois fois le plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 144 180 € sur la base d'un plafond annuel de 48 060 € en 2026.
Les non-cadres n'ont pas cette garantie de droit : leur couverture dépend de la convention collective ou d'un accord d'entreprise, et se limite parfois au seul maintien de salaire légal. Quant aux travailleurs indépendants, ils cumulent les handicaps : indemnités journalières calculées sur le revenu professionnel moyen, absence de tout complément employeur, et interruption d'activité qui pèse directement sur le chiffre d'affaires. Le dispositif Madelin leur permet en contrepartie de déduire fiscalement les cotisations d'un contrat individuel, dans les limites fixées en fonction du plafond annuel de la Sécurité sociale. Le détail des solutions par statut est présenté sur notre page assurance prévoyance.
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Comparer une prévoyance en 2026 : 5 points à vérifier
À cotisation identique, l'écart entre deux contrats de prévoyance se joue sur cinq clauses, pas sur le prix affiché. Voici l'ordre dans lequel les lire, chacune conditionnant le montant que vous toucherez réellement.
- La franchise, et son mode de calcul. Vérifiez le nombre de jours, mais aussi si elle est continue ou discontinue : dans le second cas, plusieurs arrêts liés à la même pathologie se cumulent, ce qui vous fait franchir la franchise plus vite.
- Le mode d'indemnisation : forfaitaire ou indemnitaire. Un contrat forfaitaire verse le montant souscrit quoi qu'il arrive ; un contrat indemnitaire complète seulement jusqu'à votre revenu net, en déduisant les indemnités de la Sécurité sociale et le maintien de salaire.
- La définition de l'invalidité retenue. Invalidité professionnelle (impossibilité d'exercer votre métier) ou fonctionnelle (toute activité) : la première est nettement plus protectrice, et le barème croisé fonctionnel/professionnel décide du taux appliqué.
- Les exclusions et leurs options de rachat. Dos, psy, sports pratiqués : listez-les et chiffrez le coût du rachat plutôt que de le découvrir au moment du sinistre.
- La durée maximale d'indemnisation et le terme des garanties. Certains contrats s'arrêtent à l'âge légal de la retraite, d'autres plus tôt sur certaines garanties : le vérifier évite de cotiser des années pour une couverture qui expire au mauvais moment.
Dernier réflexe : demandez systématiquement un exemple chiffré à l'assureur, sur la base de votre revenu et d'un arrêt de 60 puis de 180 jours. C'est le test le plus rapide pour comparer des contrats dont les notices n'utilisent pas le même vocabulaire, et c'est exactement le calcul que permet notre comparateur d'assurance prévoyance.
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Questions fréquentes
Quelle différence entre délai de carence et délai de franchise en prévoyance ?
Le délai de carence court à partir de la souscription du contrat : pendant 3 à 12 mois selon la garantie, vous cotisez sans être couvert, et il ne s'applique qu'une seule fois. Le délai de franchise, lui, correspond aux premiers jours de chaque arrêt de travail qui restent à votre charge, généralement 15 à 90 jours, et il s'applique à chaque nouveau sinistre pendant toute la durée du contrat. Un contrat peut donc être hors carence et ne rien verser malgré tout, si la franchise n'est pas franchie.
Combien verse la Sécurité sociale en cas d'arrêt maladie en 2026 ?
L'indemnité journalière d'arrêt maladie représente 50 % du salaire journalier de base, plafonnée à 42,97 € brut par jour en 2026 selon ameli.fr, soit environ 1 289 € pour trente jours. Elle n'est versée qu'à partir du 4e jour d'arrêt, en raison du délai de carence de 3 jours. Un complément de l'employeur peut s'y ajouter à partir du 8e jour, sous condition d'un an d'ancienneté et selon la convention collective applicable.
Le mal de dos et la dépression sont-ils couverts par une prévoyance ?
Pas automatiquement. Les affections du dos et les troubles psychiques sont classés parmi les maladies non objectivables et sont fréquemment exclus, sauf en cas d'hospitalisation ou d'intervention chirurgicale précisée au contrat. La plupart des assureurs proposent une option de rachat qui réintègre ces garanties sans condition d'hospitalisation, moyennant une cotisation supplémentaire. Comme ces pathologies figurent parmi les premières causes d'arrêt de travail, c'est un point à vérifier avant toute signature.
Quelle franchise choisir pour un contrat de prévoyance ?
Un salarié couvert par un maintien de salaire conventionnel peut retenir une franchise de 60 ou 90 jours et payer nettement moins cher, puisque son employeur prend le relais sur les premières semaines. Un travailleur indépendant, qui n'a aucun relais, a intérêt à une franchise de 15 ou 30 jours, quitte à payer davantage. La bonne méthode consiste à calculer combien de temps votre trésorerie personnelle tient sans revenu, puis à choisir la franchise juste en dessous de cette durée.
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