Prévoyance d'entreprise 2026 : ce que couvre votre contrat
En 2026, la seule prévoyance réellement obligatoire en entreprise est celle des cadres : 1,50 % de la tranche A du salaire, soit au maximum 60,08 € par mois payés par l'employeur (PMSS de 4 005 €, arrêté du 22 décembre 2025). Un salarié non-cadre peut donc n'avoir aucune couverture au-delà des indemnités de la Sécurité sociale, plafonnées à 42,97 € brut par jour depuis le 1er juillet 2026 selon ameli.fr. Résultat : sur un arrêt long, le trou de revenu dépasse fréquemment 1 500 € par mois.

- Seuls les cadres bénéficient d'une prévoyance obligatoire : 1,50 % de la tranche A, à la charge exclusive de l'employeur, dont au moins 0,76 % affecté au risque décès (accord national de 1947, repris par l'ANI du 17 novembre 2017).
- La Sécurité sociale verse au maximum 42,97 € brut par jour d'arrêt maladie en 2026 (ameli.fr), et un capital décès forfaitaire de 4 009 € pour un salarié.
- Le maintien de salaire de l'employeur est limité dans le temps : 90 % de la rémunération brute pendant 30 jours puis 66,66 % pendant 30 jours, à partir d'un an d'ancienneté (article L1226-1 du Code du travail).
- Après un départ de l'entreprise, la portabilité maintient les garanties 12 mois maximum : au-delà, un contrat individuel est le seul relais.
Comparées, notées et mises à jour — repérez la meilleure offre en 2 minutes.
- 1,50 % de la tranche A : la seule prévoyance obligatoire en 2026
- Arrêt de travail : le trou de revenu commence au 61e jour
- Décès : 4 009 € de la Sécu, et tout le reste dépend du contrat
- Les 4 trous de couverture les plus fréquents
- Départ de l'entreprise : 12 mois de portabilité, puis plus rien
- Vérifier votre couverture en 10 minutes
- Questions fréquentes
1,50 % de la tranche A : la seule prévoyance obligatoire en 2026
En 2026, tout employeur occupant au moins un cadre doit cotiser 1,50 % de la tranche A de son salaire à un contrat de prévoyance, soit jusqu'à 60,08 € par mois, intégralement à sa charge. La tranche A correspond à la part du salaire comprise entre 0 € et le plafond mensuel de la Sécurité sociale, fixé à 4 005 € par mois en 2026 par l'arrêté du 22 décembre 2025 (plafond annuel : 48 060 €, publié par l'Urssaf). Cette obligation, issue de la convention collective nationale des cadres de 1947, a été reprise par l'accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017.
La règle impose aussi une affectation : au moins 0,76 % des 1,50 % doit financer la garantie décès, le solde de 0,74 % pouvant couvrir l'incapacité, l'invalidité ou les frais de santé. La sanction est lourde pour l'entreprise en défaut : si un cadre non couvert décède, l'employeur doit verser aux ayants droit un capital égal à trois fois le plafond annuel, soit 144 180 € en 2026.
La conséquence directe pour les salariés est rarement expliquée : aucune obligation légale équivalente n'existe pour les non-cadres. Leur couverture dépend uniquement de la convention collective de branche ou d'une décision de l'employeur. Un salarié non-cadre d'une branche sans accord de prévoyance ne dispose donc que du régime général et du maintien de salaire légal. Vérifier ce point est la première étape avant d'envisager une assurance prévoyance individuelle.
Comparez gratuitement les contrats de prévoyance individuelle qui complètent la couverture collective, sans engagement.
Arrêt de travail : le trou de revenu commence au 61e jour
Pour un salarié rémunéré 3 000 € brut par mois, l'indemnisation tombe le plus souvent à environ 1 290 € brut par mois à partir du 61e jour d'arrêt, soit 57 % de perte de revenu si aucune prévoyance ne prend le relais. L'explication tient en trois étages superposés.
Premier étage, la Sécurité sociale : l'indemnité journalière vaut 50 % du salaire journalier de base, calculé dans la limite de 1,4 fois le Smic, soit un salaire retenu de 2 613,83 € brut et une indemnité maximale de 42,97 € par jour pour les arrêts prescrits depuis le 1er juillet 2026 (ameli.fr). Au-delà de ce plafond, l'indemnité n'augmente plus, quel que soit le salaire. Deuxième étage, l'employeur : au titre de la loi de mensualisation codifiée à l'article L1226-1 du Code du travail, un salarié comptant au moins un an d'ancienneté perçoit 90 % de sa rémunération brute pendant 30 jours, puis 66,66 % pendant 30 jours, ces durées augmentant de 10 jours par tranche de 5 ans d'ancienneté. Troisième étage, la prévoyance collective, quand elle existe.
| Période d'arrêt | Qui paie | Revenu pour un salaire de 3 000 € brut |
|---|---|---|
| Jours 1 à 3 | Personne (délai de carence Sécu) | 0 € au titre de ces jours |
| Jours 4 à 7 | Sécurité sociale seule | environ 43 € par jour |
| Jours 8 à 37 | Sécu + employeur (90 %) | environ 2 700 € pour 30 jours |
| Jours 38 à 67 | Sécu + employeur (66,66 %) | environ 2 000 € pour 30 jours |
| Au-delà | Sécurité sociale seule, sauf prévoyance | environ 1 290 € par mois |
Reconstitution à partir des montants maximaux d'indemnités journalières publiés par ameli.fr (arrêts prescrits depuis le 1er juillet 2026) et du minimum légal de maintien de salaire prévu à l'article L1226-1 du Code du travail, pour un salarié d'un an d'ancienneté. Beaucoup de conventions collectives sont plus favorables ; certaines s'en tiennent au minimum.
Un bon contrat collectif porte l'indemnisation à 80 % ou 100 % du salaire net après la franchise, souvent fixée à 90 jours pour s'articuler avec le maintien employeur. Un contrat au minimum légal, lui, laisse le salarié seul face au régime général dès le troisième mois.
Décès : 4 009 € de la Sécu, et tout le reste dépend du contrat
En cas de décès d'un salarié en 2026, la Sécurité sociale verse un capital décès forfaitaire de 4 009 €, soit à peine un mois de plafond mensuel de la Sécurité sociale. Ce montant, publié par ameli.fr, est le même quel que soit le salaire. Il monte à 9 612 € pour un travailleur indépendant en activité, et un capital orphelin de 2 403 € par enfant peut s'y ajouter selon la situation.
Tout le reste relève du contrat de prévoyance. Trois prestations structurent la garantie décès d'un contrat collectif, et leur présence varie fortement d'une entreprise à l'autre :
- Le capital décès, exprimé en pourcentage du salaire annuel brut : couramment 100 % à 300 %, majoré par enfant à charge. C'est la prestation la plus répandue, celle que finance en priorité le 0,76 % obligatoire des cadres.
- La rente de conjoint, versée au conjoint survivant, généralement comprise entre 30 % et 60 % du salaire de référence. Elle est souvent absente des contrats les plus économiques.
- La rente éducation, versée pour chaque enfant à charge jusqu'à la fin des études, le plus souvent entre 8 % et 15 % du salaire brut annuel dans les contrats collectifs. C'est la garantie la plus fréquemment oubliée dans les contrats individuels.
- La garantie double effet, qui verse un second capital aux enfants si le conjoint décède à son tour. Une clause rare, mais décisive pour une famille avec enfants en bas âge.
Estimez en deux minutes le capital et les rentes nécessaires, puis comparez les offres de prévoyance disponibles.
Les 4 trous de couverture les plus fréquents
Quatre angles morts reviennent dans la quasi-totalité des contrats collectifs : le salaire au-delà de la tranche A, les non-cadres, les revenus variables et la période qui suit le départ de l'entreprise. Les identifier prend quelques minutes et détermine le besoin réel en couverture complémentaire.
- La part du salaire au-dessus de 4 005 € par mois. L'obligation des cadres ne porte que sur la tranche A. Les tranches B et C ne sont couvertes que si l'accord d'entreprise le prévoit expressément : un cadre à 6 000 € brut peut donc n'être assuré que sur les deux tiers de sa rémunération.
- Le statut non-cadre. Aucune obligation légale de prévoyance ne s'y applique. Tout dépend de la convention collective de branche, très protectrice dans certains secteurs, inexistante dans d'autres.
- Les primes et le variable. De nombreux contrats calculent les prestations sur le salaire fixe des 12 derniers mois. Un commercial dont la moitié du revenu vient des commissions peut voir sa base d'indemnisation divisée par deux.
- Les affections psychiques et les pathologies du dos. Ces motifs, parmi les plus fréquents d'arrêts longs, font l'objet de restrictions dans beaucoup de contrats, souvent limitées aux cas d'hospitalisation ou d'intervention chirurgicale.
Le même raisonnement vaut pour les autres postes du budget protection : un contrat collectif santé peut lui aussi laisser des restes à charge importants, que seule une mutuelle santé adaptée vient combler. La logique est identique : partir du plafond légal, puis mesurer l'écart réel.
Départ de l'entreprise : 12 mois de portabilité, puis plus rien
Après une rupture de contrat ouvrant droit à l'assurance chômage, les garanties de prévoyance collective sont maintenues gratuitement pendant 12 mois maximum, dans la limite de la durée du dernier contrat de travail. Ce dispositif de portabilité, issu de l'accord national interprofessionnel et codifié à l'article L911-8 du Code de la Sécurité sociale, s'applique de plein droit, sans démarche autre que la transmission des justificatifs d'indemnisation chômage à l'assureur.
Passé ce délai, la couverture s'arrête net. C'est aussi le cas lors d'un départ à la retraite, d'une démission sans droit au chômage ou d'un passage au statut d'indépendant. Or l'âge est le principal facteur de tarification en prévoyance individuelle : souscrire à 35 ans coûte nettement moins cher qu'à 50 ans, à garanties identiques, et les formalités médicales s'alourdissent avec l'âge. Anticiper la fin de la portabilité, plutôt que la subir, reste le levier d'économie le plus efficace.
Pour les salariés qui deviennent indépendants, la bascule est plus brutale encore : le régime des travailleurs non salariés indemnise moins bien et impose ses propres délais, ce qui rend la souscription d'un contrat de prévoyance individuelle quasi incontournable dès le premier mois d'activité.
Vérifier votre couverture en 10 minutes
Trois documents suffisent à connaître précisément votre niveau de protection : votre bulletin de paie, la notice d'information de la prévoyance collective et votre convention collective. Le bulletin indique la ligne de cotisation prévoyance et son assiette ; la notice, remise par l'employeur, détaille les taux d'indemnisation, les franchises et les exclusions ; la convention collective fixe la durée réelle du maintien de salaire, souvent supérieure au minimum légal.
Quatre chiffres méritent d'être notés : le pourcentage du salaire indemnisé en incapacité, la franchise en jours, le capital décès exprimé en pourcentage du salaire annuel, et la présence ou non d'une rente éducation. Comparez ensuite ces montants à vos charges fixes mensuelles. Si l'écart dépasse quelques centaines d'euros par mois, un contrat individuel complémentaire se justifie économiquement, d'autant que les cotisations d'un travailleur indépendant sont déductibles du revenu imposable dans le cadre de la loi Madelin.
Comparez en quelques clics les contrats de prévoyance individuelle et découvrez ce que vous coûterait vraiment une couverture complète.
Questions fréquentes
La prévoyance est-elle obligatoire pour tous les salariés en 2026 ?
Non. Seuls les cadres bénéficient d'une obligation légale : leur employeur doit cotiser 1,50 % de la tranche A du salaire, soit jusqu'à 60,08 € par mois en 2026, entièrement à sa charge, dont au moins 0,76 % affecté au risque décès. Pour les non-cadres, aucune obligation générale n'existe : la couverture dépend de la convention collective de branche ou d'une décision de l'employeur. Un salarié non-cadre peut donc ne disposer que des indemnités journalières de la Sécurité sociale et du maintien de salaire légal.
Combien touche-t-on avec la prévoyance d'entreprise en arrêt de travail ?
Un contrat collectif complet porte l'indemnisation à 80 % ou 100 % du salaire net, en complément des indemnités journalières de la Sécurité sociale plafonnées à 42,97 € brut par jour en 2026. La plupart des contrats appliquent une franchise de 90 jours, calée sur la fin du maintien de salaire employeur. Sans prévoyance, un salarié à 3 000 € brut retombe à environ 1 290 € brut par mois à partir du 61e jour d'arrêt.
Que devient ma prévoyance quand je quitte mon entreprise ?
Les garanties sont maintenues gratuitement pendant 12 mois maximum si la rupture du contrat de travail ouvre droit à l'assurance chômage, dans la limite de la durée de votre dernier contrat. Ce mécanisme de portabilité s'applique de plein droit. Passé ce délai, ou en cas de démission sans droit au chômage, de départ à la retraite ou de passage au statut d'indépendant, la couverture cesse totalement : seul un contrat individuel prend le relais.
Faut-il souscrire une prévoyance individuelle si l'entreprise en propose déjà une ?
C'est utile dès que le contrat collectif laisse un écart significatif avec vos charges fixes. Trois situations le justifient le plus souvent : un salaire dépassant 4 005 € par mois, l'obligation des cadres ne portant que sur la tranche A ; une rémunération largement composée de primes non prises en compte dans la base d'indemnisation ; enfin l'absence de rente éducation ou de rente de conjoint. Comparer les offres individuelles permet de chiffrer précisément le complément nécessaire, sans doublonner ce qui est déjà couvert.
Comparer prévoyance près de chez vous
Comparez prévoyance et économisez, département par département :
Comparez vos contrats et abonnements en quelques minutes — gratuit et sans engagement.


