Avis d'échéance 2026 : pourquoi votre assurance habitation monte
Sur un avis d'échéance d'assurance habitation de 300 €, environ 150 € ne se négocient pas : ils viennent de la surprime catastrophes naturelles portée à 20 % par l'arrêté du 22 décembre 2023, des taxes fixées par le Code général des impôts et de la contribution au fonds d'indemnisation des victimes de terrorisme, à 6,50 € en 2026. Le reste, la prime de base, est la seule ligne que le marché fait bouger — et c'est là que se jouent les 40 à 90 € d'écart entre deux assureurs sur le même logement. Encore faut-il savoir lire la feuille que votre assureur vous envoie.

- La surprime catastrophes naturelles est passée de 12 % à 20 % de la prime dommages au 1er janvier 2025 (arrêté du 22 décembre 2023) : elle s'applique à tous les contrats sans exception.
- L'indice FFB atteint 1 197,3 points au 1er trimestre 2026, en hausse de 1,56 % sur un an selon la Fédération Française du Bâtiment : votre cotisation suit cet indice automatiquement, à chaque date anniversaire.
- La contribution au FGTI, dite taxe attentat, est de 6,50 € par contrat en 2026 et passera à 8,50 € au 1er janvier 2027, indique service-public.gouv.fr.
- Seule la prime de base se compare. Les cabinets Facts & Figures et Addactis, cités par L'Argus de l'assurance en 2026, situent la hausse de l'année entre 4 % et 8 % hors taxes — un chiffre moyen, pas une fatalité individuelle.
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- Votre avis d'échéance tient en quatre lignes, dont une seule est libre
- Surprime cat-nat : huit points de plus depuis 2025, pour tout le monde
- L'indice FFB : la hausse automatique qu'aucun courrier ne vous annonce
- La prime de base : entre 4 % et 8 % de hausse, mais pas pour tous
- Refuser la hausse : deux régimes, deux délais
- Questions fréquentes
Votre avis d'échéance tient en quatre lignes, dont une seule est libre
Un avis d'échéance d'assurance habitation n'est pas un prix : c'est un empilement de quatre étages, dont trois sont imposés par la loi ou par le régime public d'indemnisation. L'avis d'échéance est le document que votre assureur vous adresse chaque année avant la date anniversaire du contrat, et qui indique la somme à payer pour les douze mois suivants. Le montant global masque la mécanique : tant que vous ne la décomposez pas, vous ne savez pas ce que vous pouvez négocier.
| Ligne de l'avis | Sur un contrat à 300 € | Négociable ? |
|---|---|---|
| Prime de base, fixée par votre assureur | environ 200 € | Oui, entièrement |
| Surprime cat-nat 20 %, arrêté du 22 décembre 2023 | environ 40 € | Non |
| Taxe sur les conventions d'assurance, Code général des impôts | environ 50 € | Non, mais elle suit la prime de base |
| Contribution FGTI, montant fixé par la loi | 6,50 € | Non |
Reconstitution à titre d'illustration, à partir des taux officiels : arrêté du 22 décembre 2023 pour la surprime catastrophes naturelles, articles 1001 et suivants du Code général des impôts pour la taxe sur les conventions d'assurance (30 % sur la garantie incendie, 9 % sur les autres garanties), montant 2026 de la contribution au FGTI publié par service-public.gouv.fr. La répartition réelle varie selon la part incendie de votre contrat.
La conséquence est contre-intuitive : les deux lignes fiscales étant proportionnelles à la prime de base, faire baisser cette dernière de 60 € allège la facture finale d'environ 80 €. L'inverse est vrai aussi, et explique pourquoi une petite revalorisation de garanties se traduit par une hausse plus forte que prévu sur le total. Le détail des garanties concernées figure sur notre page assurance habitation.
Comparez la prime de base des assureurs du marché sur votre logement réel — surface, ville, statut, niveau de garanties — et voyez l'écart en clair.
Surprime cat-nat : huit points de plus depuis 2025, pour tout le monde
La surprime catastrophes naturelles est passée de 12 % à 20 % de la prime dommages au 1er janvier 2025, première révision depuis vingt-cinq ans. Elle a été fixée par l'arrêté du 22 décembre 2023 et s'applique à tous les contrats d'assurance de biens, sans possibilité de la refuser : c'est elle qui finance le régime public d'indemnisation des catastrophes naturelles, rappelle le portail economie.gouv.fr. En contrepartie, ce régime couvre les inondations, la sécheresse et les mouvements de terrain que les garanties classiques laissent de côté.
Le calendrier explique pourquoi beaucoup d'assurés la découvrent seulement maintenant. La surprime s'est appliquée aux contrats nouveaux dès le 1er janvier 2025, puis aux contrats existants à leur échéance annuelle : un contrat dont la date anniversaire tombe en septembre n'a encaissé le choc qu'à l'automne 2025, et le voit pleinement dans l'avis de 2026. Pour une prime dommages de 200 €, le passage de 12 % à 20 % représente 16 € de plus par an — France Assureurs a chiffré l'impact moyen autour d'une quinzaine d'euros par contrat.
L'indice FFB : la hausse automatique qu'aucun courrier ne vous annonce
L'indice FFB s'établit à 1 197,3 points au 1er trimestre 2026, en progression de 1,56 % sur un an, et votre cotisation le suit sans qu'aucune décision commerciale n'ait été prise. Cet indice du coût de la construction est publié chaque trimestre par la Fédération Française du Bâtiment. Presque toutes les multirisques habitation contiennent une clause d'indexation qui le reprend : à chaque date anniversaire, l'assureur applique le dernier indice connu, et la prime, les capitaux garantis et les franchises montent ensemble.
- Ce n'est pas une augmentation de tarif au sens juridique : l'indexation est prévue au contrat, elle ne rouvre donc pas de droit de résiliation spécifique.
- Elle joue aussi en votre faveur : les capitaux mobilier et immobilier sont revalorisés d'autant, ce qui protège contre la sous-assurance quand les coûts de reconstruction montent.
- Elle fait monter la franchise en parallèle. Une franchise dégât des eaux indexée depuis dix ans n'est plus celle que vous aviez signée.
- Elle se cumule avec la révision tarifaire décidée par l'assureur : deux hausses distinctes peuvent apparaître sur le même avis.
Repérez la mention « indice de référence » ou « valeur en points » sur votre avis : en comparant avec celle de l'an dernier, vous isolez la part indexation de la part commerciale. Si l'écart total dépasse nettement 1,56 %, la différence est une décision de votre assureur — et elle, elle se discute. La mécanique des franchises indexées est détaillée dans notre guide sur la franchise en assurance habitation.
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La prime de base : entre 4 % et 8 % de hausse, mais pas pour tous
Les hausses de prime de base attendues en 2026 vont de 4 % à 6 % selon le cabinet Facts & Figures, et de 7,5 % à 8 % hors taxes selon le cabinet d'actuariat Addactis, deux estimations relayées par L'Argus de l'assurance en 2026. Ces chiffres sont des moyennes de marché, pas un barème : la même publication souligne que les hausses de 2026 varient très fortement d'un assuré à l'autre. Deux logements identiques dans deux départements différents ne prennent pas la même chose.
Sur les niveaux, les sources divergent nettement et méritent d'être citées telles quelles. Le baromètre 2026 du comparateur Assurland situe la prime moyenne à 310 € par an, contre 274 € en 2025. Le baromètre du comparateur lesfurets publié le 5 mai 2026 retient 202 € par an, en hausse de 2 %. L'écart s'explique par les périmètres retenus — maisons et appartements, propriétaires et locataires, niveaux de garanties. Retenez la fourchette, pas le chiffre unique : entre 200 € et 310 € par an selon le profil et la source.
- Reprenez la surface déclarée et le nombre de pièces principales : une surface surestimée gonfle la prime sans rien garantir de plus.
- Contrôlez le capital mobilier. Un plafond à 30 000 € pour un studio étudiant se paie tous les ans pour rien.
- Regardez les options empilées au fil des années : protection juridique, assistance, garantie appareils nomades, souvent doublées par une carte bancaire ou une autre police.
- Arbitrez la franchise en connaissance de cause : la relever fait baisser la prime, mais décale le coût sur le jour du sinistre.
- Comparez à garanties identiques. Un devis 60 € moins cher avec un plafond vol divisé par deux n'est pas une économie.
Refuser la hausse : deux régimes, deux délais
Depuis la loi Hamon, en vigueur au 1er janvier 2015, vous pouvez résilier votre assurance habitation à tout moment après un an de contrat, sans frais ni justificatif — c'est la voie la plus simple face à une hausse. Le nouvel assureur se charge des formalités et la résiliation prend effet un mois après la notification, précise service-public.fr. Avant un an d'ancienneté, la sortie suppose un préavis avant la date anniversaire ou un motif légitime, comme un déménagement.
Le second régime est moins connu : lorsque l'assureur augmente le tarif en dehors de la clause d'indexation prévue au contrat, une clause de révision ouvre généralement un droit de refus, à exercer dans un délai court — souvent quinze à trente jours à compter de la réception de l'avis d'échéance. Ce délai figure dans vos conditions générales, et non dans la loi : vérifiez-le, il conditionne tout. Passé ce cap, le paiement de l'avis vaut acceptation du nouveau tarif.
Une précision utile pour les locataires : résilier ne signifie jamais rester sans contrat. L'assurance habitation est obligatoire pour le locataire au titre de la loi du 6 juillet 1989, et le bailleur peut réclamer l'attestation chaque année. La bonne séquence est toujours la même : trouver le nouveau contrat, le faire démarrer, puis résilier l'ancien.
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Questions fréquentes
Pourquoi mon assurance habitation augmente-t-elle en 2026 ?
Trois causes se cumulent. La surprime catastrophes naturelles est passée de 12 % à 20 % de la prime dommages au 1er janvier 2025, en application de l'arrêté du 22 décembre 2023. L'indice FFB, à 1 197,3 points au 1er trimestre 2026 selon la Fédération Française du Bâtiment, revalorise automatiquement votre contrat à sa date anniversaire. Enfin, les assureurs relèvent leur prime de base de 4 % à 8 % hors taxes en moyenne cette année, selon les cabinets Facts & Figures et Addactis cités par L'Argus de l'assurance.
Puis-je refuser l'augmentation de ma prime d'assurance habitation ?
Vous ne pouvez refuser ni la surprime catastrophes naturelles, ni les taxes, ni l'indexation sur l'indice FFB, toutes trois prévues par la loi ou par votre contrat. En revanche, une révision tarifaire décidée par l'assureur en dehors de l'indexation ouvre le plus souvent un droit de refus, dans le délai fixé par vos conditions générales — fréquemment quinze à trente jours après réception de l'avis d'échéance. Au-delà, la solution reste la résiliation.
Combien coûte une assurance habitation par an en 2026 ?
Les sources divergent selon le périmètre mesuré. Le baromètre 2026 du comparateur Assurland retient une prime moyenne de 310 € par an, contre 274 € en 2025. Celui du comparateur lesfurets, publié le 5 mai 2026, retient 202 € par an, en hausse de 2 %. Comptez donc une fourchette de 200 € à 310 € par an, un locataire en appartement se situant dans le bas et un propriétaire de maison exposée dans le haut.
C'est quoi la taxe attentat sur mon avis d'échéance ?
Il s'agit de la contribution au Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI). Elle est prélevée sur chaque contrat d'assurance de biens et s'élève à 6,50 € en 2026. Service-public.gouv.fr indique qu'elle passera à 8,50 € par contrat au 1er janvier 2027. Elle est due autant de fois que vous avez de contrats : une habitation et une auto représentent 13 € en 2026.
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